Justice en Allemagne – Les ex-patrons de Sal. Oppenheim jugés

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Justice en AllemagneLes ex-patrons de Sal. Oppenheim jugés

Le procès des anciens dirigeants de la très aristocratique banque germano-luxembourgeoise, accusés d'abus de confiance, s'est ouvert ce mercredi, à Cologne.

Matthias Graf von Krockow et Carl Friedrich Janssen, deux anciens dirigeants de la banque.

Matthias Graf von Krockow et Carl Friedrich Janssen, deux anciens dirigeants de la banque.

AFP

Le comte Matthias von Krockow, 63 ans, le baron Christopher von Oppenheim, 47 ans, l'ancien directeur financier Carl Janssen, 68 ans, l'ex-chef de la division d'investissement de la banque Dieter Pfundt, 60 ans, ont comparu mercredi, accompagnés de leur ancien associé, le magnat de l'immobilier Josef Esch, 56 ans, surnommé par les médias allemands le «Parrain de Cologne». Les ex-dirigeants sont accusés de s'être personnellement enrichis dans l'immobilier au détriment de leur propre banque, et d'avoir fait profiter une de leurs proches des largesses de leur institut.

Le dommage total pour Sal. Oppenheim a été évalué à environ 150 millions d'euros et les anciens dirigeants sont passibles de jusqu'à dix ans de prison. Ce procès passionne en Allemagne car il lève le voile sur le monde habituellement discret de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie du pays, dont Sal. Oppenheim était la banque de référence. Par ailleurs, ces affaires immobilières ne seraient que la partie émergée de l'iceberg.

Rapidement passés à l'attaque

Mardi, le parquet de Cologne a ainsi lancé de nouvelles poursuites pour abus de confiance à l'encontre des anciens dirigeants. En cause, les conditions d'allocation de crédits très risqués pour aider le groupe de tourisme et de distribution Arcandor, dont la faillite en 2009 a précipité celle de la banque elle-même. Sal. Oppenheim a dû être rachetée quelques mois plus tard par la première banque du pays, Deutsche Bank. La juge Sabine Grobecker a prévu pas moins de 78 jours d'audience d'ici la fin de l'année, et le procès va probablement se poursuivre l'an prochain.

Mercredi les accusés n'ont pas pris la parole, si ce n'est pour confirmer leur identité. Leurs avocats en revanche sont rapidement passés à l'attaque, en lançant une procédure contestant la composition du tribunal, que l'un d'entre eux a lue pendant près de deux heures sans interruption. Avant d'aller plus loin le tribunal doit donc vérifier s'il est compétent pour juger l'affaire. La prochaine audience a été reportée à jeudi prochain.

(L'essentiel Online/AFP)

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