Vie chère au Luxembourg – Les fins de mois sont de plus en plus compliquées

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Vie chère au LuxembourgLes fins de mois sont de plus en plus compliquées

LUXEMBOURG - De plus en plus de ménages ont du mal à boucler le mois. La proportion au Grand-Duché est passée de 19 à 26%, en dix ans.

Les épiceries sociales sont de plus en plus fréquentées. Un indice sur les difficultés rencontrées.

Les épiceries sociales sont de plus en plus fréquentées. Un indice sur les difficultés rencontrées.

Fabrizio Pizzolante

Selon l’enquête EU-SILC (pour European Survey on Income and Living Conditions) réalisée dans tous les pays de l’Union européenne, les ménages résidents au Luxembourg ont l’impression d’éprouver toujours plus de difficultés à finir le mois. Quand, en 2003, ils étaient 19%, ils étaient, en 2014, 26% à reconnaître avoir du mal à joindre les deux bouts. Concrètement, sur le terrain aussi, les organismes d’aide notent des situations d’urgence de plus en plus aiguës.

«Pour notre Fairness Center de Diekirch, qui regroupe une épicerie sociale mais aussi un magasin de vêtements que nous cédons pour une somme symbolique, la fréquentation augmente. L’an passé, nous suivions 148 familles, cette année ce sont 190 familles», explique le responsable des Fairness Centers de Caritas, Jérémy Langen. Fatalement, ce sont les familles monoparentales, très majoritairement des femmes seules, qui rencontrent le plus de difficultés (67%).

«Nous avons beaucoup de mères seules, un peu perdues, avec un enfant en bas âge. Elles sont prises dans un engrenage négatif: pas de garde d’enfant, pas de transports et des emplois en soirée, donc à des heures où les garderies sont fermées et où les transports circulent moins», dit-il.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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