France/Luxembourg – Les frontaliers s'organisent face à la grève

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France/LuxembourgLes frontaliers s'organisent face à la grève

LUXEMBOURG/FRANCE - La grève de jeudi en France contraint les frontaliers à s'organiser pour se rendre au travail malgré tout ou pour faire garder leurs enfants.

Avec 18 trains sur la journée, les axes routiers en provenance de la France risquent d'être saturés.

Avec 18 trains sur la journée, les axes routiers en provenance de la France risquent d'être saturés.

Editpress/François Aussems

Accueils périscolaires et cantines fermés, 18 trains seulement sur la ligne Nancy-Luxembourg (contre près de 130 en temps normal), cette journée de grève contre la réforme des retraites, jeudi, s'annonce compliquée pour de nombreux frontaliers français. Hakim, qui vit à Metz et part travailler à Luxembourg tous les jours en train, s'attend à un sacré «bordel». «J'ai décidé de poser congé jeudi et vendredi. Mais si la grève continue, je prendrai ma voiture», confie-t-il.

Hélène, assistante administrative et comptable à Capellen, a aussi posé congé. «Vu le bazar que ça risque d'être sur la route, j'ai posé un jour, d'autant qu'il m'en restait à prendre», explique-t-elle. Géraldine, juriste à Luxembourg, d'habitude en repos le mercredi, a demandé à son employeur à prendre plutôt ce jeudi. «Je croise les doigts pour que ça aille vendredi, car je ne peux pas faire de télétravail».

Maxime travaille à Howald et prend le train à Thionville. «Je vais me lever une heure plus tôt pour pouvoir monter dans le train du matin. Le soir, il y en a trois, je devrais bien en avoir un», espère-t-il. Cette grève agace Julie, responsable de vente à Luxembourg, vivant près de Thionville. «Le mois de décembre est le plus important pour nous en termes de chiffre d'affaires. Je dois aller travailler, coûte que coûte, quitte à partir en voiture à 5 h pour être sur place à 9 h».


(Marion Mellinger/L'essentiel)

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