France/Sarre – Les frontaliers veulent abolir les dépistages Covid-19

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France/SarreLes frontaliers veulent abolir les dépistages Covid-19

SARREGUEMINES - Entre 600 et 1000 personnes ont manifesté près de la frontière franco-allemande contre les tests Covid-19 de moins de 48h demandés aux frontaliers.


De 600, selon la police, à 1 000 personnes, selon les organisateurs, ont réclamé samedi à la frontière franco-allemande à Sarreguemines (Moselle) «l'abolition des tests Covid-19 de moins de 48 heures pour les travailleurs frontaliers».

«Il faut une abolition totale des tests, et pas comme le demandent certains politiques un seul test par semaine», a martelé Arsène Schmitt, président du Comité de défense des travailleurs frontaliers mosellans.


Depuis le 2 mars, les quelque 16 000 travailleurs frontaliers mosellans sont contraints de présenter un test Covid-19 négatif de moins de 48h pour passer la frontière et se rendre en Sarre.

L'Allemagne a pris cette mesure unilatérale après avoir classé la Moselle «zone à forte circulation» des variants sud-africain et brésilien du Covid-19. Une déclaration d'entrée électronique sur le territoire allemand est aussi nécessaire. Pour les frontaliers, ces mesures sont «insupportables» et même «pires» que la fermeture des frontières vécue l'an dernier, a relevé le président du comité.

«Test, boulot, dodo»

«On fait de nous des pestiférés», a dénoncé M. Schmitt, qui a discuté avec les autorités allemandes et le Secrétaire d'État en charge des Affaires européennes, Clément Beaune. «Mais ils sont à côté de la réalité de la vie», a-t-il déploré.

Pour les frontaliers maintenant, c'est «test, boulot, dodo», a dénoncé M. Schmitt, un slogan beaucoup repris pendant la manifestation. «Si nous étions si contaminants que cela, pourquoi autoriser nos collègues allemands à faire leurs courses chez nous dans un rayon de 30 kilomètres sans test?», a-t-il interrogé.

Cette manifestation, qui avait été précédée d'un premier rassemblement d'une petite centaine de personnes, selon M. Schmitt, sur le poste frontière de la Brême d'or, près de Sarrebruck (Allemagne) dans la matinée, a aussi été l'occasion pour les travailleurs frontaliers de rappeler d'autres revendications. Parmi elles, ils ont demandé la fin de la double imposition dont ils «sont victimes sur les allocations chômages» parce que, constate M. Schmitt, «l'Allemagne n'applique pas un avenant d'une convention avec la France».

(L'essentiel/afp)

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