Polices – Les frontières tombent lors des courses poursuites
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PolicesLes frontières tombent lors des courses poursuites

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché s'est entendu avec la France et l'Allemagne pour mettre fin à la limite de 10 km en cas de poursuite de suspects par la police.

Les policiers luxembourgeois auront plus de liberté pour poursuivre les suspects en France.

Les policiers luxembourgeois auront plus de liberté pour poursuivre les suspects en France.

Editpress

«Un approfondissement de la coopération policière internationale, primordiale pour la sécurité». C’est ainsi que le ministère de la Sécurité intérieure justifie la décision conjointe du Luxembourg et de la France, de mettre fin à la limite des 10 km en cas de poursuite de suspects d’infractions graves. Pour rappel, les polices luxembourgeoise et française peuvent poursuivre une personne pour plusieurs crimes et délits allant du meurtre à l’acte de terrorisme en passant par le vol aggravé et le trafic de stupéfiants. Avec une limite de taille: les polices frontalières n’ont pas le droit d’interpellation sur le territoire du voisin.

Le Luxembourg s’est concerté avec les autorités françaises en vue d’une harmonisation des règles. Une réciprocité permettant l'intervention de la police allemande au Grand-Duché a aussi été décidée mercredi, lors d'une rencontre entre le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, et l'ambassadeur d'Allemagne au Luxembourg, Ullrich Wilhelm Klöckner.

Malgré cette évolution, les accords avec la France restent les plus restrictifs. Comme l’explique la police, les agents luxembourgeois disposent du droit d’interpellation en Belgique et en Allemagne, sans limite d’espace. Contrairement à l’Allemagne, la condition de «flagrant délit» n’est pas exigée en Belgique. Dans les deux cas, les poursuites peuvent concerner un éventail de délits et d’infractions beaucoup plus large qu’en France.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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