Au Luxembourg – Les hétérosexuels de plus en plus touchés par le VIH

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Au LuxembourgLes hétérosexuels de plus en plus touchés par le VIH

LUXEMBOURG - 1 776 personnes vivent avec le VIH au Luxembourg. De plus en plus d'hétérosexuels sont touchés par la maladie, indique le ministère de la Santé.

Le VIH touche près de 38 millions de personnes à travers le monde.

Le VIH touche près de 38 millions de personnes à travers le monde.

Non, le sida n'est pas une maladie qui touche d'abord les hommes homosexuels. Un cliché qui a encore trop souvent la vie dure, alors que les statistiques prouvent le contraire. Depuis le début de l'année, plus de la moitié des nouvelles contaminations concernent des personnes hétérosexuelles.

Et la dynamique n'est pas plus rassurante, d'après le ministère de la Santé qui note «une augmentation des nouveaux cas d’infection auprès des hétérosexuels, alors qu'on constate une légère baisse chez les homosexuels et bisexuels». Bonne nouvelle revanche, la flambée épidémique auprès des des usagers de drogue «semble stoppée».

Si les chiffres communiqués à l'occasion de la Journée mondiale du sida ne sont par définition pas encore définitifs pour l'année 2019, la baisse des nouvelles infections se confirme (40 depuis le début de l'année, 48 en 2018, 60 en 2017). Au Luxembourg, 1 776 personnes vivent avec le VIH.

«Bon nombre de personnes diagnostiquées ne se présentent plus aux consultations»

Sur les soins justement, le Luxembourg fait figure de bon élève sans pour autant atteindre les objectifs recommandés par les Nations unies. 85% des personnes infectées sont diagnostiquées, 89,2% ont reçu un traitement antirétroviral et 88,8% des personnes sous traitement avaient une charge virale indétectable. L'ONU préconise 90% pour chaque objectif.

«Le Luxembourg est un petit pays aux carrefours de l’Europe, avec beaucoup de passages, de transitions et de migrations, ce qui explique que bon nombre de personnes diagnostiquées ne se présentent plus aux consultations ou sont perdues de vue après leur mise sous traitement», justifie le ministère de la Santé, pour expliquer ce léger retard sur les objectifs.

Pour rappel, le Grand-Duché a également mis en place un système particulièrement novateur. Depuis juillet, des autotests de dépistage sont disponibles en pharmacie. Un nouvel outil également disponible chez Cactus, depuis samedi dernier.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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