Au Luxembourg – Les impôts, une menace pour l'attractivité?

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Au LuxembourgLes impôts, une menace pour l'attractivité?

LUXEMBOURG - L'État luxembourgeois cherche

à atténuer les hausses

d'impôts par des mesures compensatoires.

Les impôts augmentent pour permettre à l'État de faire face à la crise. Le pays tente de compenser pour conserver son attractivité.

Les impôts augmentent pour permettre à l'État de faire face à la crise. Le pays tente de compenser pour conserver son attractivité.

«L'État est à la recherche de fonds et a augmenté l'imposition, tout en essayant de rester compétitif», estime Michiel Roumieux. Spécialiste en fiscalité, partner chez PricewaterhouseCoopers (Pwc), il tenait mardi une conférence organisée par la Chambre française de commerce et d'industrie au Luxembourg. Le thème: l'impact de la crise sur la fiscalité des personnes physiques au Luxembourg.

Avec la hausse, au 1er janvier, du taux marginal d'imposition, ou encore de la cotisation au Fonds de l'emploi, les ménages y perdent. L'écart avec les pays voisins s'amenuise, surtout pour les revenus élevés. «L'attractivité fiscale du Luxembourg, avec un revenu annuel de 150 000 euros, s'amenuise», soutient Michiel Roumieux. «C'est pareil pour les revenus plus élevés. L'écart avec l'Allemagne et la France devient de moins en moins important».

Pourtant, l'État tente de remédier à la situation et «fait des efforts importants pour rendre le Luxembourg plus intéressant», précise le fiscaliste. Pour cela, le gouvernement utilise deux leviers: «La fiscalité sur les stock-options, qui a été modifiée cette année, et des avantages pour les salariés hautement qualifiés».

Ces derniers peuvent bénéficier d'un statut particulier et d'exemptions fiscales. Un travailleur à 300 000 euros de rémunération de base, plus 200 000 euros de bonus, peut ainsi y gagner 50 000 euros par an. «Mais l'administration fiscale applique ça de manière très limitée», regrette Michiel Roumieux.

Jérôme Wiss

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