Etude au Luxembourg – Les jeunes et les femmes punis par le confinement
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Étude au LuxembourgLes jeunes et les femmes punis par le confinement

LUXEMBOURG - Même si la majorité des résidents n'ont pas vu leurs revenus diminuer à la suite du confinement, les jeunes et les femmes ont été particulièrement touchés économiquement.

Les jeunes femmes de 18 à 24 ans ont subi de plein fouet la crise économique liée au confinement.

Les jeunes femmes de 18 à 24 ans ont subi de plein fouet la crise économique liée au confinement.

Alors que le nombre de personnes contaminées au Covid-19 repart clairement à la hausse au Luxembourg, depuis le début du mois de juillet, une étude du Statec fait le point sur l'impact financier du confinement survenu brusquement à la mi-mars. Globalement, et c'est relativement positif pour le moment, la baisse des revenus a visiblement été «contenue» pour les résidents, même si une crise sociale qualifiée de majeure pointe d'ores et déjà le bout de son nez.

Point rassurant, le Statec va même jusqu'à indiquer que «82% des résidents n'ont pas connu de dégradation de leur revenu». Toujours du bon côté de la médaille, ce chiffre diminue légèrement à 77% pour les actifs, mais au revers de cette même médaille, on trouve une trace «non négligeable» de perte de revenu parmi deux types de population en particulier: les chômeurs et les étudiants. Concernant les secteurs d'activités les plus touchés, l'Horeca (56%) devance le commerce (43%), l'industrie (42%) et la construction (39%). Autant de secteurs qui ont été frappés de plein fouet par le drastique confinement.

Dans la lignée des conclusions énoncées ci-dessus, deux catégories d'âges ont particulièrement ressenti les conséquences économiques de la pandémie. De nombreux jeunes de 18 à 24 ont tout simplement perdu leur emploi, alors que les 45-54 ans ont perdu de l'argent en raison de baisse de salaire ou de profit. Mauvaise nouvelle pour les femmes, et ce toutes catégories d'âges confondues, elles ont été plus nombreuses que les hommes à subir une baisse de revenus. Au niveau de sa méthodologie, le Statec a également rappelé que cette étude a été effectuée sur un échantillon de 2 031 personnes et qu'elle ne concernait en rien les travailleurs frontaliers.

(fl/L'essentiel )

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