Au Luxembourg – Les jeunes ne veulent pas des métiers de la santé

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Au LuxembourgLes jeunes ne veulent pas des métiers de la santé

LUXEMBOURG - Les jeunes résidents sont peu enclins à se tourner vers les professions de santé. Seuls 20% des nouveaux professionnels ont été formés dans le pays.

Au Luxembourg, la majorité des infirmiers sont formés à l'étranger.

Au Luxembourg, la majorité des infirmiers sont formés à l'étranger.

Au Luxembourg, la majorité des professionnels de santé viennent de l'autre côté de la frontière, voire de plus loin. Sur 14 620 personnes actives dans le secteur au Luxembourg, 60% ont été formés à l'étranger. Principalement en France (3 450), en Allemagne (2 714) et en Belgique (1 634).

Une réforme des filières d'études?

Hormis pour les aides-soignants (160 personnes), seul éclair au tableau, la grande majorité des nouveaux diplômés viennent des pays frontaliers. Bien consciente du problème, Lydia Mutsch n'en élude pas les raisons: «Ceci peut s'expliquer par une formation exigeante qui prépare à un monde du travail très évolutif, complexe et demandant de prendre de nombreuses responsabilités». Une réalité qui «ne se retrouve pas dans les représentations dépassées de la société luxembourgeoise sur ces professions».

En clair, les résidents seraient peu enclins à se diriger vers ces métiers, alors même que les campagnes de promotion du ministère de la Santé ont été nombreuses sur le sujet. Pour pallier à cette dynamique inquiétante, la ministre évoque «une réforme éventuelle des études de certaines professions de santé» et une «planification nationale» professions par professions.


(Thomas Holzer/L'essentiel)

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