JO de Londres – Les kayaks portugais ont la médaille d'or

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JO de LondresLes kayaks portugais ont la médaille d'or

Les canoës-kayaks «made in Portugal» résistent à la crise et règnent sur les Jeux olympiques.

Plus de 80 employés s'affairent sans relâche afin de livrer les dernières commandes pour les JO.

Plus de 80 employés s'affairent sans relâche afin de livrer les dernières commandes pour les JO.

AFP

Grâce à l'audace de son fondateur, les canoës-kayaks Nelo dominent ce sport olympique depuis le bourg de Vila do Conde, dans le nord du Portugal, et restent à flot en dépit de la grave crise économique qui frappe ce pays.
Sur les quelque 200 embarcations qui disputeront cet été les courses en ligne de canoës et de kayaks des Jeux olympiques de Londres, les trois quarts porteront la marque Nelo, fournisseur officiel des JO depuis Athènes-2004 et vainqueur de vingt médailles, il y a quatre ans, à Pékin.

Manuel Ramos a baptisé de son diminutif l'entreprise fondée en 1978, quand le Portugal n'avait aucune tradition de canotage et très peu de pratiquants. «Les bateaux étrangers étaient trop chers, alors j'ai commencé à en faire pour moi, raconte le premier champion national de kayak. J'ai ensuite commencé à en vendre aux clubs portugais, puis je me suis lancé à l'international, début des années 90».
Aujourd'hui, la société exporte vers une centaine de pays la quasi-totalité de sa production, qui atteint cette année le record de 3 000 bateaux pour un chiffre d'affaires prévu d'environ 5 millions d'euros, en hausse de 25 à 30% par rapport à 2011.

La crise est presque une aubaine

Le secret de Nelo a été «son audace» face à «l'endormissement de la concurrence» qui n'a pas su diversifier ses modèles et fournir des bateaux adaptés à chaque athlète, explique le chef d'entreprise.

La crise que traverse le Portugal, sous assistance financière internationale depuis un an, est presque une aubaine pour Nelo, poursuit André Santos, car «le pays est devenu plus compétitif au niveau du prix, grâce au coût de la main-d'œuvre mais surtout grâce à la dépréciation de l'euro» qui permet d'exporter davantage vers les marchés américain et asiatique.

(L'essentiel Online/AFP)

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