France – Les Le Pen perdent leur immunité parlementaire
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FranceLes Le Pen perdent leur immunité parlementaire

Après celle de son père la veille, le Parlement européen a levé ce jeudi l'immunité de la présidente du Front national, sur demande de la justice française.

C'est la troisième fois que le Parlement européen lève l'immunité parlementaire de Marine Le Pen à la requête de la justice française.

C'est la troisième fois que le Parlement européen lève l'immunité parlementaire de Marine Le Pen à la requête de la justice française.

AFP

À la demande de la justice française, le Parlement européen a levé ce jeudi l'immunité de la dirigeante d'extrême droite, Marine Le Pen. La justice française instruit une plainte en diffamation engagée contre Marine le Pen par le maire de Nice, Christian Estrosi. L'élu Les Républicains reproche à la présidente du Front national d'avoir affirmé, lors d'une émission d'iTELE (devenu CNEWS) et d'Europe 1, en réponse à une question d'un journaliste, qu'il était «un peu complice» des djihadistes. L'eurodéputée d'extrême droite avait auparavant mis en cause ses liens supposés avec l'Union des organisations islamiques de France, proche des Frères musulmans.

Ses collègues à Strasbourg ont voté en faveur de la levée de son immunité en estimant que les faits qui lui étaient reprochés étaient sans lien avec son activité parlementaire. La commission des affaires juridiques du Parlement, qui a émis un avis favorable à la demande française, regrette dans son rapport que la députée n'ait pas répondu à l'invitation qu'elle lui a faite à deux reprises de venir s'expliquer devant elle.

Jean-Marie Le Pen et une autre élue dans le viseur de la justice

La veille, le Parlement européen a également levé l'immunité des deux élus FN, Jean-Marie Le Pen et Mylène Troszczynski, à la demande de la justice française qui souhaite les poursuivre. Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national, est mis en cause pour avoir déclaré sur RTL, en août 2009, que «90% des faits divers ont à leur origine soit un immigré soit une personne d'origine immigrée». De ce fait, il est visé par une information judiciaire ouverte pour «diffamation publique» à caractère raciste.

Quant à Mme Troszczynski, elle est poursuivie par le parquet de Bobigny pour «diffamation publique» à caractère raciste et «provocation à la haine ou à la violence» raciste, pour avoir diffusé sur Twitter, en septembre 2015, une photo de femmes intégralement voilées devant une caisse d'allocations familiales, photo qui s'est avérée par la suite un montage.

(L'essentiel/AFP)

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