Researchers' Days – Les lycéens se prennent pour des «Experts»
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Researchers' DaysLes lycéens se prennent pour des «Experts»

LUXEMBOURG - Au CarréRotondes, les Researchers' Days sont ouverts en avant-première aux lycéens, ce vendredi, avant l'ouverture officielle au public samedi.

«Communiquer fait partie du travail d'un chercheur. Il est fondamental d'établir un lien avec le grand public», résume Marc Schiltz, secrétaire général du FNR (Fonds national de la recherche) pour expliquer l'objectif des Researchers'Days. Ouvert en avant-première aujourd'hui à plus de 1 500 lycéens de 43 classes, l'événement mobilise plus de 160 chercheurs, répartis sur 22 ateliers. Parmi eux, beaucoup de représentants des centres de recherches publics, de l'Université au CRP Santé en passant par le CRP Henri-Tudor. Une sorte de laboratoire géant où l'aspect ludique côtoie les connaissances les plus précises.

Déambulant sur le site du CarréRotondes, les experts en herbe apprennent la chimie par l'absurde, décomposent le sang, décryptent le phénomène lumineux et créent de nouveaux matériaux à base de plante. Une diversité appréciée par les lycéens, même si la manifestation s'articule principalement autour de trois axes: le biomédical et la santé, la technologie et les matériaux. «Au Luxembourg, les entreprises manquent de personnel qualifié en sciences de l'ingénierie. C'est le moment d'attirer de futurs talents. Une fois le lycée terminé, c'est trop tard», explique Marc Schiltz.

Casser l'image austère de la recherche

Du côté des lycéens, le message semble passer, même si la plupart hésitent encore à s'inscrire dans des voies les menant à la recherche. «C'est vraiment intéressant, j'ai adoré les expériences avec l'eau, car je m'intéresse beaucoup aux sciences naturelles», témoigne Jeanne, 15 ans, de l'École européenne à Mamer. «On revoit des choses que l'on a appris en cours, mais d'une autre manière», ajoute-t-elle. «Je sais que ce sont des métiers d'avenir, mais ils sont assez difficiles. Pas sur que je m'oriente dans ce domaine», tempère Bruno, 16 ans, également à l'École européenne. «Les professeurs devraient peut-être davantage nous pousser vers les filières scientifiques», poursuit Jeanne.

Qu'importe l'avenir, les Researchers' Days contribuent au moins à changer l'image des chercheurs. Autant qu'ils permettent aux lycéens de s'éclater. «On les fait participer, ils ont la possibilité de manipuler le matériel et de toucher de près aux expériences. Même s'ils ne s'en rendent pas compte, ils apprennent beaucoup. Quand ils arrivent beaucoup ont une image austère de la recherche. Celle d'un professeur grisonnant qui travaille dans sa cave. Quand ils voient que les équipes sont jeunes et internationales, ils sont très surpris», révèle Elisabeth John, coordinatrice du Scienteens Lab à l'Uni.

Samedi, les chercheurs devront cette fois séduire le grand public avec l'ouverture officielle des Researchers' Days, de 10h à 18h.

(Thomas Holzer )

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