Manifestation à Paris – Les manifestants ont défilé dans le calme

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Manifestation à ParisLes manifestants ont défilé dans le calme

Des milliers de manifestants pro-palestiniens ont défilé mercredi soir, dans le calme, à Paris. Une manifestation autorisée mais très encadrée.

Ils étaient 14 500, d'après la préfecture de police et 25 000 selon Taoufiq Tahami, président de l'Association France Palestine Solidarité, l'un des organisateurs, sur la rive gauche. Le défilé s'est dispersé aux Invalides autour de 21h. Quelques rares frictions ont rapidement été cadrées par un service d'ordre réactif, sous les applaudissements de manifestants.

Dans le cortège, des sympathisants étaient revêtus d'un drapeau palestinien ou de keffiehs, d'autres arboraient un simple autocollant: «Boycottons Israël». «Nous voulons parler politique, pas de Sarcelles ou de Barbès. Nous voulons donner la preuve que nous sommes des gens responsables», a déclaré M. Tahami. «Israël assassin, Hollande démission!» et «Vive la Palestine, vive la résistance», a scandé la foule.

16 arrestations à Paris

Quatre organisations de gauche - dont le syndicat CGT, le Parti de gauche et le Parti communiste (PCF) - ont assuré le service d'ordre, avec le soutien de «plus de 1 000 policiers en tenue et en civil», selon une source policière. Plus tard dans la soirée, dans un autre quartier de Paris, dans le Marais, 16 personnes ont été interpellées après avoir proféré des insultes antisémites dans un restaurant situé près du quartier juif de la rue des Rosiers.

Des manifestations avaient également lieu dans d'autres villes françaises. «Non à la barbarie sioniste», criaient certains sympathisants à Toulouse, tandis qu'à Bordeaux, une minute de silence a été observée «en hommage aux martyrs». À Lyon, 1 500 à 2 000 personnes défilaient. Certaines se sont couchées sur le sol «pour symboliser les victimes de l'offensive israélienne», a expliqué Lila Mami, vice-présidente du collectif Palestine 69. Il y en avait presque autant à Lille. À Strasbourg, une centaine de personnes ont porté du blanc, brandissant une pancarte avec le nom d'un enfant tué à Gaza.

(L'essentiel / AFP)

Faut-il interdire les manifestations?

Selon un sondage Ifop pour le quotidien français Le Figaro, une majorité de Français (62%) se déclarent «plutôt favorables» à l'interdiction de ces manifestations, car elles s'accompagnent de violences.

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