Les marchés d'Asie plongent

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Les marchés d'Asie plongent

Les places asiatiques ont fortement chuté lundi, emportées par un déluge de mauvais indicateurs économiques et par des craintes croissantes pour la santé de plusieurs grandes banques occidentales.

Dans le sillage de Wall Street, les marchés asiatiques font grise mine. (AFP)

Dans le sillage de Wall Street, les marchés asiatiques font grise mine. (AFP)

Sur le marché des changes, l'euro perdait du terrain lundi face au dollar et au yen, après le rejet dimanche par les dirigeants européens de l'idée d'un grand plan d'aide pour l'Europe de l'Est face à la crise. La plupart des grandes places financières d'Asie-Pacifique ont suivi le chemin de la Bourse de New York, qui avait terminé vendredi soir à son plus bas niveau depuis 12 ans, le Dow Jones ayant perdu 1,66% et le Nasdaq 0,98%.

À la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la séance de lundi sur un plongeon de 3,81%. Les pertes étaient également sévères à Hong Kong, où l'indice Hang Seng lâchait 3,83% à la mi-séance, et à Séoul qui a dévissé de 4,16% en clôture.

Comme leurs homologues occidentaux vendredi, les investisseurs asiatiques ont réagi à l'annonce d'une contraction de 6,2% de l'économie des États-Unis au quatrième trimestre, contre 3,8% initialement annoncés. La prise de contrôle par le Trésor américain de jusqu'à 36% du capital de la banque Citigroup a également fortement pesé sur le moral des marchés de la région.

«Il n'y a tout simplement aucune bonne nouvelle»

La journée de lundi a également apporté son lot d'indicateurs désastreux en Asie. En Corée du Sud, la production industrielle a subi en janvier une chute record de 25,6% sur un an. Au Japon, le marché automobile s'est effondré de 32,4% en février. «Il n'y a tout simplement aucune bonne nouvelle», a déclaré à Dow Jones Newswires David Halliday, directeur associé chez Macquarie Private Wealth.

Dans l’angoisse de la publication des résultats des banques

Les investisseurs attendaient la publication lundi (à 9h) des résultats annuels du géant bancaire britannique HSBC. Selon le Financial Times, le groupe pourrait annoncer à cette occasion une augmentation de capital géante de plus de 17 milliards de dollars (13,4 milliards d'euros), qui montrerait les limites de sa résistance à la crise.

L'assureur américain AIG devrait quant à lui annoncer (12h) une perte annuelle abyssale, peut-être la pire de l'histoire pour une entreprise américaine. Selon le Wall Street Journal, il est parvenu à un accord avec les autorités pour obtenir 30 milliards de dollars de plus de fonds publics.

lessentiel.lu avec AFP

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