Santé au Luxembourg – Les médecins, en colère, ne veulent rien lâcher
Publié

Santé au LuxembourgLes médecins, en colère, ne veulent rien lâcher

LUXEMBOURG - Pour la deuxième fois en moins d'un mois, l'association des médecins et médecins-dentistes (AMMD) s'est exprimée contre la future loi hospitalière.

«Nous n'avons même pas été consultés»,a rappelé Alain Schmit, président de l'AMMD (à gauche).

«Nous n'avons même pas été consultés»,a rappelé Alain Schmit, président de l'AMMD (à gauche).

Editpress

Comme dans un communiqué diffusé fin septembre, l'association des médecins et médecins-dentistes a réitéré lundi son opposition à la future loi hospitalière. L'AMMD, qui a pu être reçue ces dernières semaines par les différents partis politiques (NDLR: reste le LSAP dans quelques jours), insiste toujours sur les «sérieux déséquilibres» du projet gouvernemental.

«Les médecins doivent participer à la gouvernance de l'hôpital, avoir leur mot à dire sur le plan médical, en matière de formation, d'organisation, de matériel...», énumère le docteur Philippe Wilmes, président du collège médical des Hôpitaux Robert Schuman. Ce dernier sous-entendant la disparition de cette implication «naturelle» avec la future loi. «Nous n'avons même pas été consultés», rappelle Alain Schmit, président de l'AMMD, qui balaye l'argument économique: «Si on constatait une hausse des frais variables dans les hôpitaux du pays, alors oui il faudrait intervenir, mais ce n'est pas le cas!»

Selon l'avis du Conseil d'État

Pour rappel, le ministère de la Santé veut appliquer la nouvelle loi hospitalière début 2017 et entend ainsi s'adapter aux évolutions du milieu hospitalier. Le désaccord des médecins porte sur la future gouvernance des hôpitaux, mais aussi l'introduction de nouveaux services et la fixation du nombre de lits. «Nous serons à la merci de l'administration. Or, les médecins sont les acteurs principaux et ils ont leur mot à dire», insiste Philippe Wilmes.

La profession, à travers l'AMMD, a rédigé des amendements au projet de loi et attend de voir si l'avis du conseil d'État, «rendu d'ici deux à trois semaines», reprend leurs arguments. Quoi qu'il en soit, les médecins ont rappelé lundi qu'ils ne lâcheraient pas leurs revendications et vont intensifier leur visibilité.

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

Ton opinion