Maradona dans le texte – Les meilleures punchlines du «Pibe de Oro»

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Maradona dans le texteLes meilleures punchlines du «Pibe de Oro»

De la description poétique et provocatrice de son but de la main, à ses piques à son éternel rival Pelé, renvoyé au «musée», Maradona a su aussi se montrer tacleur avec les mots.

Diego Maradona n'avait pas sa langue dans sa poche.

Diego Maradona n'avait pas sa langue dans sa poche.

AFP/Carlo Hermann

De la description poétique et provocatrice de son but de la main, à ses piques à son éternel rival Pelé, renvoyé au «musée», en passant par la «comédie Blatter-Platini», Maradona le dribbleur et créateur génial, décédé mercredi à 60 ans, a su aussi se montrer tacleur avec les mots.

«Main de Dieu» et foot immaculé

«C'était la main de Dieu», après son légendaire but de la main face à l'Angleterre en quart de finale du Mondial mexicain en 1986 (2-1). Un premier but litigieux avant un deuxième fabuleux inscrit après avoir passé en revue la moitié de l'équipe anglaise. «Le ballon ne tache pas», pour souligner la pureté du foot, de ses joueurs, et ses supporters, en dépit des excès de ce sport, lors de l'évocation de son match d'adieux sur la pelouse de Boca Juniors. «Quoi qu’il arrive, tout le monde sait que le n°10 de la sélection sera le mien ... Pour toujours».

Pelé au «musée» avec ses «cachets»

«Que Pelé retourne au musée et qu'il prenne le bon comprimé. Tu ne peux pas te tromper dans tes cachets sinon tu fais des bêtises. C'est ce qui se passe quand tu confonds le blanc et le rouge». «Beethoven! Jamais, on n'a entendu du Beethoven sur un terrain. La vérité, c'est qu'ils ont changé son flacon (de médicaments)», après des déclarations du Brésilien se comparant à Beethoven et à Michel-Ange. «Dans ce cas-là, moi je suis Ron Wood, Keith Richards et Bono réunis. Parce que j'incarnais la passion du football».

«Moi j'ai gagné grâce au vote des gens (consultation de la FIFA pour désigner le footballeur du siècle). Pelé était deuxième même au Brésil, où Ayrton Senna a été élu meilleur athlète de tous les temps. Alors les amis de Pelé ont dû lui offrir une reconnaissance (NDLR: athlète du siècle au Brésil), mais ce prix vaut "que dalle", il a été choisi par ses amis».

Messi, mais non

«Messi s'est énervé pour rien. Parce qu'il n'était pas responsable, les autres l'étaient. Pourquoi a-t-il annoncé sa retraite? Il a parlé trop vite, après avoir tenu en haleine et fait pleurer plein de gamins en Argentine», après la vraie fausse annonce de la retraite de son éternel héritier en juin 2016, juste après la défaite en finale de la Copa America.

«Je conseillerais à Messi de ne plus revenir en sélection. Dans le football argentin, tout est toujours de sa faute, même une défaite de la sélection U15. Il est vraiment temps de lui foutre la paix et de voir si quelqu'un d'autre peut endosser les responsabilités», après l'échec de l'Argentine au Mondial 2018.

Cocaïne et «jambes coupées»

«Je me drogue, mais je ne vends pas de cocaïne». «Je ne me suis pas drogué. Ils m'ont coupé les jambes», après avoir été contrôlé positif à l'éphédrine et son exclusion du Mondial 1994 aux États-Unis. «J'ai fait pleurer ma mère, qui n'est plus là, ma femme, mes filles... Mais que ce soit clair, je n'ai fait du mal qu'à moi seul, je n'ai jamais incité personne. Je dis aux jeunes de ne jamais essayer, c'est trop moche. Moi, dans quatre mois ça fera dix ans que je ne prends plus rien. Parce qu'un jour ma fille Dalma m'a dit: "Papa, ne meurs pas"».

«J'ai dû me réinventer, recommencer à me battre, à me lever tous les matins car j'étais au plus mal, quasiment mort, et j'ai prouvé avec des faits qu'on peut se sortir de la drogue».

«Enfants de l'argent et de l'erreur»

«Mes filles légitimes sont Dalma et Giannina. Les autres sont des enfants de l'argent ou de l'erreur», à propos des nombreux enfants qui lui sont attribués.

«C'est un lâche, je ne veux même pas prononcer son nom. Je ne vais pas comme lui aux réunions avec les avocats pour dire "je suis courageux". Si tu es courageux, montre-le sur le terrain», à propos de son ex-gendre et attaquant de Manchester City, Sergio Agüero, après la séparation de celui-ci et sa fille Giannina, fin 2012.

Le lièvre et le suppositoire

«Le juge Bernasconi est très rapide. Il serait capable de mettre un suppositoire à un lièvre», en référence au juge, accusé de corruption, qui avait envoyé en prison son ancien agent Guillermo Coppola. «Le foot devrait être géré par les joueurs de foot. Les dirigeants veulent seulement piquer du fric aux clubs et être sur la photo».

«Je me souviens très bien de Fidel Castro, Chavez, Kadhafi, je connais aussi Poutine et aujourd'hui je veux faire une photographie avec Loukachenko. J'espère qu'après cela, il sera notre supporter», après son arrivée en juillet 2018, à Brest, au Belarus, où il avait été nommé président du club local.

«Blatter n'a plus qu'à apprendre à voler à Platini»

«Je suis en dehors de tout ça parce que quelqu'un du nom de Blatter m'a fermé toutes les portes. Mais moi je ne suis pas un voleur. Blatter a fait beaucoup de mal au foot et avec Platini ils ont créé une comédie. Ils font semblant d'être séparés, un à la FIFA et l'autre à l'UEFA, alors qu'en fait ils ont toujours été l'un à côté de l'autre. Et Blatter n'a plus qu'à apprendre à voler à Platini».

Leonardo le «pétrolier»

«Je ne comprends pas très bien Leonardo. Je ne l'ai pas compris quand il est passé du Milan AC à l'Inter, et encore moins aujourd'hui ce qu'il fabrique avec le PSG. Je me demande s'il est joueur, entraîneur, agent, ou pétrolier. Je ne comprends pas. C'est la preuve que, dans le football, quand vous savez faire du lobbying, aujourd'hui ça paye. Je n'aime pas ceux qui caressent dans le sens du poil».

(L'essentiel/afp)

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