Xavier Bettel – «Les menaces et insultes font partie de mon quotidien»

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Xavier Bettel«Les menaces et insultes font partie de mon quotidien»

LUXEMBOURG - Le Premier ministre, Xavier Bettel, s'est confié à «L'essentiel» sur les invectives qu'il subit, ainsi que son mari, depuis plusieurs semaines.

Le Premier ministre Xavier Bettel et son mari Gauthier Destenay ont reçu des menaces.

Le Premier ministre Xavier Bettel et son mari Gauthier Destenay ont reçu des menaces.

Vincent Lescaut

En première ligne face à la contestation des opposants aux mesures sanitaires, le Premier ministre Xavier Bettel n'a pas été épargné par les critiques et invectives, suite à l'instauration du CovidCheck au travail et la fin des tests dans le secteur des loisirs. Le domicile du Premier ministre avait notamment été ciblé par des manifestants coupables de jets d’œufs sur la façade. «J'ai subi d'autres invectives, mais je ne communique pas dessus. C'est eux qui le font en se filmant devant la porte. Cela fait partie de mon quotidien depuis quelques semaines», explique-t-il à L'essentiel.

Le chef du gouvernement confie également «avoir encore reçu des menaces». Au début du mois, le parquet de Luxembourg a révélé le placement en détention d'un homme soupçonné d'avoir envoyé des lettres de menaces de mort au Premier ministre et à la ministre de la Santé Paulette Lenert. Mais Xavier Bettel est bien conscient d'être la personnalité politique qui cristallise la haine d'une partie de la population...

«Pourquoi s'attaque-t-on à Gauthier?»

«Les autres collègues en reçoivent beaucoup. Je suis le chef de file de ce gouvernement, c'est aussi moi qui suis devant lorsqu'il faut prendre des baffes», affirme l'homme fort du DP qui demande qu'on lui confronte «des arguments et non de la violence».

S'il se dit conscient que «prendre les coups fait partie du job», le Premier ministre est encore plus touché lorsque les invectives ciblent son mari, Gauthier Destenay. «Ce n'est pas agréable pour lui. Il s'est fait rayer sa voiture et menacer. Puis on l'accusait d'avoir lui-même détérioré son propre véhicule. Il m'a dit: "Je n'ai rien fait, pourquoi s'attaque-t-on à moi?"», déplore Xavier Bettel, qui a également souhaité saluer «le soutien de l'homme qui partage sa vie».

Malgré ces pressions, le Premier ministre a martelé sa volonté «de ne pas céder». «Les choix politiques sont guidés par des faits et par la réalité. Pas par les fausses informations, la haine ou la violence», a-t-il justifié.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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