Développement au Luxembourg: Les microcrédits, «meilleur outil de lutte contre la pauvreté»

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Développement au LuxembourgLes microcrédits, «meilleur outil de lutte contre la pauvreté»

LUXEMBOURG – La Maison de la microfinance réunissait, lundi, les acteurs de cette finance tournée vers l’aide au développement. Les perspectives restent nombreuses.

par
Joseph Gaulier

Editpress/Didier Sylvestre

«La finance inclusive est utilisée tous les jours dans la coopération», a lancé lundi Franz Fayot (LSAP), ministre de l’Economie et de la Coopération, à l’occasion d’un rendez-vous réunissant les acteurs du secteur à la Maison de la microfinance. Selon lui, le défi reste énorme, avec «de nombreuses personnes non bancarisées dans le monde». Le microcrédit «aide certains groupes, notamment des femmes, à devenir autonomes», explique le ministre.

Désormais, «le terme de finance inclusive remplace peu à peu celui de microfinance, même si cela veut dire à peu près la même chose», éclaire Jürgen Hammer, responsable de la Social performance task force (SPTF), l’une des deux entités à avoir signé une convention lundi avec le gouvernement. L’objectif est de «permettre un accès à ceux qui sont exclus du système bancaire et financier. Cela arrive évidemment dans les pays développés, mais aussi au sein de populations en marge dans les pays pauvres».

«Combiner finance et coopération»

La Maison de la microfinance regroupe huit acteurs du secteur au Luxembourg. La SPTF a pour but de définir des standards utilisés par tous, «qui prouvent que la finance inclusive est un service financier rentable, tout en atteignant des objectifs sociaux et environnementaux, conformément à ses promesses», reprend Jürgen Hammer. Christoph Pausch, de la Plateforme européenne de la microfinance (e-MPF), l’autre signataire d’une nouvelle convention, assure «faire travailler ensemble différents acteurs (banques, ONG, consultants, chercheurs), afin d’avoir de meilleurs résultats sur le terrain». Selon lui, les microcrédits constituent «le meilleur outil de lutte contre la pauvreté».

«Il faut trouver les moyens de combiner finance et coopération avec tous les moyens, y compris la microfinance», analyse Yuriko Backes (DP), ministre des Finances. Selon elle, la place financière «a déjà beaucoup évolué ces dernières années, avec la finance verte et bientôt les gender bonds». S’il reconnaît que le développement de la microfinance peut servir la réputation du pays, Franz Fayot estime «qu’il s’agit avant tout d’une diversification de la Place. Cela apporte une vraie contribution, s’il ne s’agit pas de green washing».

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