Piqûres en été – Les moustiques plus attirés par les buveurs d'alcool
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Piqûres en étéLes moustiques plus attirés par les buveurs d'alcool

Pourquoi certaines personnes se font davantage piquer par les moustiques que d'autres? «L'essentiel» fait le point.

Alcool et moustiques ne font généralement pas bon ménage.

Alcool et moustiques ne font généralement pas bon ménage.

Depuis quelques jours, chenilles processionnaires et aoûtats font des ravages sur la peau. Des démangeaisons qui concernent une bonne partie de la population, et qui ont (presque) fait oublier que les moustiques sont aussi de sortie. Avec les hautes températures, ces petits insectes se révèlent particulièrement actifs. Comme chaque année, des personnes sont bien plus attaquées que d'autres. Une question de hasard? Pas vraiment...

Le groupe sanguin déterminant

Non, les moustiques ne sont pas sensibles au taux de sucre dans le sang, contrairement à une croyance bien répandue. En revanche, les personnes du groupe O seraient plus victimes de piqûres que les autres. Pour quelle raison? Leur sang contient plus de protéines, ce que les moustiques recherchent. En revanche, les personnes du groupe A sont davantage épargnées.

Les femmes enceintes, une vraie cible

Les femmes enceintes rejettent davantage de dioxyde de carbone et ont également plus d'humidité dans leur haleine. Des données que certains moustiques repèrent. La hausse de la température corporelle au moment de la grossesse serait un élément d'explication.

L'alcool, facteur de risque

Si vous appréciez les longues soirées alcoolisées d'été, soyez vigilants aux moustiques. Une étude japonaise a montré qu'ils étaient plus attirés par la peau des personnes qui venaient de consommer de la bière. Plusieurs années après, une autre étude française a déterminé que le fait de boire trois canettes de bière pouvait faire grimper de 30% le nombre de piqûres! Encore une fois, la hausse de la température corporelle expliquerait cela.

Des insectes attirés par la sueur

Une étude américaine a démontré le rôle joué par la sueur. Grâce à un récepteur olfactif, certains détectent l'acidité. Génétiquement modifiés pour être privés de cette capacité dans un laboratoire, les moustiques en question étaient mécaniquement beaucoup moins tournés vers les humains.

Des «peaux à moustiques»

Au delà de la sueur, ce serait avant tout les bactéries présentes sur la peau qui feraient la différence. Tout le monde n'a pas les mêmes. C'est pourquoi certains auraient des «peaux à moustiques» et d'autres non. Injuste, mais implacable...

(th/L'essentiel)

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