Convention collective – Les négociations sont au point mort chez Luxtram
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Convention collectiveLes négociations sont au point mort chez Luxtram

LUXEMBOURG - La direction de Luxtram et les syndicats sont arc-boutés sur leurs positions concernant les conditions de travail des 82 salariés de la société.

Les syndicats réclament des conditions de travail et de rémunération équivalentes à celles du secteur public.

Les syndicats réclament des conditions de travail et de rémunération équivalentes à celles du secteur public.

Editpress/Claude Lenert

Les syndicats FNCTTFEL/Landesverband et OGBL ont alerté mercredi sur un «déraillement» social en vue dans le cadre des négociations visant à introduire une convention de travail chez Luxtram. Les négociations ont débuté le 21 novembre pour les 82 salariés de Luxtram qui, à terme, pourraient évoluer jusqu’à 300 avec le développement du tram. Les syndicats réclament des conditions de travail et des rémunérations semblables à celles pratiquées dans le public et dénoncent «des écarts scandaleux».

Nico Wennmacher (Landesverband) cite comme exemple l’amplitude de travail qui est de treize heures chez Luxtram et entre dix et onze dans le public. L’entreprise Luxtram est une société de droit privé, même si son capital est à 100% public, rétorque André Von Der Marck, son directeur. «Nous avons mis en place un règlement interne en vue de le transposer dans une convention collective. Ce règlement est tout à fait conforme aux règles sociales, d’organisation de travail et de rémunération pour une entreprise… du secteur privé. Nous ne sommes pas contre des propositions équilibrées raisonnables. Mais nous ne sommes pas dans une logique d’appliquer les normes du secteur public», avance-t-il.

Actuellement, les syndicats ont quitté la table des négociations en attendant une prise de position des actionnaires que sont l’État et la ville de Luxembourg. «Nous allons continuer les actions. Et si cela s’avère nécessaire, nous n’écartons pas, à terme, une procédure de conciliation préalable à une grève», prévient toutefois Nico Wennmacher.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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