Cultes au Luxembourg – Les non-religieux veulent aussi être consultés

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Cultes au LuxembourgLes non-religieux veulent aussi être consultés

LUXEMBOURG - Sept organisations non-religieuses ont demandé, dimanche, d'être consultées concernant les négociations en cours sur le futur financement des cultes.

Un accord pourrait être signé lundi.

Un accord pourrait être signé lundi.

Laurent Blum

Dans un communiqué, sept associations non-religieuses sont montées au créneau dimanche pour dénoncer les négociations qui pourraient prochainement aboutir entre l'État et les représentants des cultes luxembourgeois pour assurer le futur financement de ces religions. L'État maintiendrait en effet le soutien financier aux cultes, contrairement à ce qui avait été annoncé dans les premières phases des discussions, à savoir une baisse annuelle de 10% des salaires de officiers du culte.

Les sept associations (L'Allianz vun Humanisten, Atheisten an Agnostiker Lëtzebuerg, l'Association luxembourgeoise des professeurs d’éthique, la Fédération Générale des Instituteurs Luxembourgeois, la Liberté de conscience, la Libre Pensée Luxembourgeoise, la Ligue Luxembourgeoise de l’Enseignement, le Syndikat Erzéiung a Wëssenschaft am OGBL) estiment «inacceptable» que ces négociations ce soient déroulées sans être consultées. Elles demandent donc au gouvernement «une transparence complète» et une discussion, «le plus rapidement possible», sur le contenu de l'accord, et ce avant la signature de celui-ci.

Elles se disent également «perplexes» concernant le thème de l'éducation religieuse inclus dans le futur accord. Elles rappellent en effet leur revendication principale, à savoir l'abolition des cours de religion dans les écoles publiques et son remplacement par un cours non-confessionnel, axé sur la philosophie et sans lien avec les communautés religieuses.

(L'essentiel)

«Fir de Choix» s'insurge

L'initiative citoyenne «Fir de Choix» qui demande le maintien des cours de religion pour ceux qui le veulent s'est dit «déçue et frustrée» par l'abolition du libre choix. Dans un communiqué, elle s'est dit «consternée» par l'attitude des sept associations non-religieuses et indique douter de la neutralité de certains professeurs qui adhèrent à ces associations. «Cela prouve que la neutralité de l'enseignement des valeurs est fondamentalement impossible». Et de conclure que «les récents événements démontrent comme il est dangereux de repousser la question religieuse du domaine public vers le domaine privé».

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