Sida au Luxembourg – Les nouvelles infections au VIH ont baissé en 2018

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Sida au LuxembourgLes nouvelles infections au VIH ont baissé en 2018

LUXEMBOURG - Pour la première fois depuis 2013, le nombre de nouveaux cas d’infections au VIH recensés au Grand-Duché en 2018 s'est inscrit en baisse.

«La distribution de quelques 500 seringues à usage unique en 2018 a considérablement freiné le nombre de contaminations», a précisé le ministre de la Santé, Étienne Schneider (au centre).

«La distribution de quelques 500 seringues à usage unique en 2018 a considérablement freiné le nombre de contaminations», a précisé le ministre de la Santé, Étienne Schneider (au centre).

L'essentiel

«Les chiffres de 2018 sont très positifs», s'est réjoui ce jeudi, le ministre de la Santé, Étienne Schneider, lors de la présentation du rapport d’activité du comité de surveillance du Sida. «C’est une première depuis 2013 de voir le nombre de nouvelles infections en baisse, c’est-à-dire 43 nouvelles infections par rapport à 60 en 2017», a-t-il poursuivi.

La diminution des nouvelles infections est notamment à constater chez les hommes ayant des rapports hétérosexuels, à savoir 14 en 2018 par rapport à 31 en 2017. Le ministre a également souligné que chez les usagers de drogue par voie intraveineuse, le nombre est descendu de 10 infections à 4. «La distribution de quelques 500 seringues à usage unique en 2018 a considérablement freiné le nombre de contaminations», a précisé Étienne Schneider.

Des autotests bientôt en vente dans les pharmacies

«Même si ce bilan est positif, nous notons pourtant une augmentation de nouvelles infections dans la communauté homosexuelle et bisexuelle, avec 21 cas contre 15 en 2017», s’inquiète toutefois Carole Devaux, présidente du comité SIDA. Les plus touchées dans ce groupe sont les personnes âgées de 26 à 35 ans. «Il faut notamment mieux sensibiliser les jeunes qui, eux, n’ont pas grandi avec le drame du sida, qui était très médiatisé il y a encore quelques années», estime Étienne Schneider.

Afin de faciliter l’accès au diagnostic du VIH, le ministre de la Santé a indiqué que des autotests seront proposés à la vente dans les pharmacies, dans les prochains jours, au prix de 25 euros. En revanche, il faudra attendre fin novembre, pour que ces derniers soient également vendus dans les supermarchés. Ils seront accompagnés d’une fiche informative en quatre langues (français, allemand, anglais et portugais). «Certaines personnes n'osent pas se faire tester. Les autotests permettent un dépistage du VIH de façon anonyme», note le ministre, qui rappelle que 15% des personnes touchées par le virus ne le savent pas et représentent ainsi un danger vis-à-vis de leurs partenaires sexuels.

(Ana Martins/L'essentiel)

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