Etat observateur – Les Palestiniens fêtent leur nouveau statut

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État observateurLes Palestiniens fêtent leur nouveau statut

Les rues palestiniennes ont accueilli dans l'euphorie l'accession du pays jeudi dans la nuit au rang d'État observateur non-membre des Nations unies.

La Palestine est devenue jeudi dans la nuit un État observateur aux Nations unies, lors d'un vote historique à l'Assemblée générale de l'ONU qualifié par le président palestinien Mahmoud Abbas d'«acte de naissance» et accueilli par une explosion de joie à Ramallah. Le vote de cette résolution, qui fait de «l'entité» palestinienne un «État observateur non membre» de l'ONU, a été acquis à une majorité confortable mais pas écrasante de 138 voix pour, 9 contre dont les États-Unis et Israël et 41 abstentions parmi les 193 pays membres. Le Luxembourg a voté pour. Le ministre des affaires étrangères Jean Asselborn s'était déjà largement prononcé en faveur du statut d'observateur pour la Palestine.

Cette nouvelle stature internationale donne aux Palestiniens accès à des agences de l'ONU et à des traités internationaux et constitue une victoire diplomatique majeure. Mais elle expose l'Autorité palestinienne à des représailles financières américaines et israéliennes. À Ramallah (Cisjordanie), siège de l'Autorité palestinienne, plusieurs milliers de Palestiniens ont accueilli ce vote par des acclamations, des tirs en l'air et des scènes de liesse populaire.

«Des droits nationaux inaliénables»

Dans l'hémicycle même de l'Assemblée générale à New York, les délégués palestiniens se sont congratulés et ont brandi brièvement un drapeau palestinien. Mahmoud Abbas, très applaudi à son arrivée à la tribune, a estimé qu'il s'agissait de la «dernière chance». Il a promis de «tenter de ranimer les négociations» de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. «Le temps presse, la patience s'épuise et l'espoir s'amenuise», a-t-il averti.

Évoquant les «droits nationaux inaliénables» des Palestiniens, il a affirmé que ceux-ci «n'accepteront rien de moins qu'un État de Palestine indépendant avec Jerusalem-est comme capitale, sur tout le territoire palestinien occupé en 1967, vivant en paix et en sécurité aux cotés de l'État d'Israël». Il a fait plusieurs références à «l'agression israélienne» à Gaza, une semaine après un cessez-le-feu entre le Hamas qui contrôle ce territoire et Israël.

(L'essentiel Online/AFP)

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