Proc-s Pistorius – Les parents de Reeva n'acceptent pas le verdict

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Proc-s PistoriusLes parents de Reeva n'acceptent pas le verdict

Les proches de la jeune mannequin abattue par Oscar Pistorius en 2013 ont accueilli vendredi le verdict d'homicide involontaire avec incrédulité.

«Je pense juste que ce n'est pas le bon verdict... Ils croient à son histoire, moi non», a déclaré sur la chaîne NBC la mère de Reeva, June Steenkamp. «Il a tiré sur la porte, et je n'arrive pas à croire qu'ils croient que c'était un accident». Faute de preuves irréfutables démontrant l'intention de tuer, la justice sud-africaine a laissé à Oscar Pistorius le bénéfice du doute et écarté l'accusation de meurtre que lui-même contestait, jurant avoir tiré sous l'effet de la panique en croyant à l'intrusion d'un cambrioleur. «Elle est morte d'une mort horrible, douloureuse, terrible et elle a souffert», a-t-elle poursuivi, en écho à l'expert balistique qui avait témoigné au procès et souligné que la jeune femme de 29 ans avait eu le temps de se voir mourir, touchée d'abord à la hanche une première fois avant d'être atteinte mortellement.

L'arme de Pistorius était chargée avec des balles expansives, dont l'utilisation fait polémique car au lieu de transpercer le corps, elles explosent et lacèrent les tissus, ne laissant aucune chance d'en réchapper. «Il y a eu tellement d'erreurs qui ont été commises, ça ne colle pas», a ajouté June, dont le mari Barry a également estimé que «tous ceux qui avaient pu suivre l'affaire dans le monde étaient incrédules.» Interrogée pour savoir à quelle peine elle souhaiterait voir condamner le sportif le mois prochain, elle a répondu que son sort à lui importait peu: «Cela ne changera rien, ça ne fera pas revenir ma fille, elle est partie pour toujours.»

«Il a agi négligemment»

Oscar Pistorius a été déclaré coupable d'homicide involontaire vendredi pour la mort de sa petite amie, la juge l'accusant de négligence. Le champion paralympique était accusé d'avoir intentionnellement abattu de quatre balles sa compagne chez lui en février 2013 après une dispute et risquait la perpétuité. Il jure depuis le début l'avoir confondue avec un cambrioleur, après avoir entendu un bruit suspect.

Il a agi «négligemment quand il a ouvert le feu sur la porte des toilettes sachant que quelqu'un était à l'intérieur», a souligné la juge. «Une personne raisonnable dans sa position, avec le même handicap, aurait prévu la possibilité que quelqu'un derrière la porte puisse être tué par les coups de feu et elle aurait pris les mesures pour éviter ces conséquences, ce que l'accusé n'a pas fait».

(L'essentiel/AFP)

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