Dialogue au Luxembourg: Les partenaires sociaux dans la dernière ligne droite

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Dialogue au LuxembourgLes partenaires sociaux dans la dernière ligne droite

LUXEMBOURG – Avant la tripartite dimanche, le gouvernement va recevoir les syndicats puis le patronat mercredi, pour des réunions préparatoires.

par
Joseph Gaulier
Les partenaires sociaux se retrouvent seulement six mois après la dernière tripartite.

Les partenaires sociaux se retrouvent seulement six mois après la dernière tripartite.

Editpress/Julien Garroy

C’est parti pour un nouveau cycle de négociations! Près de six mois après la dernière tripartite, conclue par un accord qu’avait refusé de signer l’OGBL, les partenaires sociaux se retrouvent cette semaine. Avant la véritable tripartite à partir de dimanche, consacrée aux conséquences de l’inflation, le gouvernement va recevoir mercredi, en fin d’après-midi, les responsables des syndicats (OGBL, LCGB, CGFP), puis les représentants du patronat (UEL).

Si l’entourage du Premier ministre Xavier Bettel (DP) n’a pas précisé le contenu des discussions, l’OGBL, par la voix de sa présidente Nora Back, estime que le rendez-vous de mercredi sera «surtout consacré à des questions de forme et à un tour de table sur la situation générale». Il ne sera pas encore question du devenir des prochains index, le troisième de l’année étant attendu au dernier trimestre. Les syndicats espèrent avoir accès à certaines données macroéconomiques, réclamées en août. Cependant, «le délai pour les analyser sera court d’ici dimanche», déplore Nora Back.

Trois jours de négociation

«Nous nous trouvons dans une situation où il faut échanger sur l'état des lieux et les risques pour l'économie», selon Jean-Paul Olinger, directeur de l'UEL. À cause des mauvaises nouvelles au niveau international, surtout la hausse des coûts de l'énergie et des taux d'intérêt, il craint une «conjoncture moins favorable pour le budget de l'État et les ménages». Les discussions, d'après lui, doivent «prendre un cadre plus large que l'indexation des salaires», même s'il rappelle que «certains scénarios évoquent jusqu'à six ou sept tranches en trois ans».

Le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux d’être disponibles pendant trois jours, au cas où les négociations dureraient. «Nous estimons pouvoir terminer en trois jours. Mais il n’y a pas de pression pour un accord dans ce délai, assure un proche de Xavier Bettel. S’il faut poursuivre les discussions, nous nous organiserons pour le faire».

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