Union européenne – Les Pays-Bas paieront la rallonge du budget

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Union européenneLes Pays-Bas paieront la rallonge du budget

Amsterdam a accepté de verser quelque 650 millions d'euros au budget européen 2014, demandés par la Commission après une révision des contributions des membres de l'Union.

Jeroen Dijsselbloem avait demandé des informations supplémentaires à Bruxelles sur la rallonge budgétaires.

Jeroen Dijsselbloem avait demandé des informations supplémentaires à Bruxelles sur la rallonge budgétaires.

AFP

La révision des contributions en fonction d'un nouveau calcul du PIB a provoqué le courroux de Londres, débiteur d'environ 2,1 milliards d'euros, alors que d'autres pays, comme la France, bénéficient d'une ristourne. Dans le rang des nouveaux débiteurs, les Pays-Bas s'étaient dits «désagréablement surpris» lors de la publication des contributions révisées à la mi-octobre, mais avaient assuré qu'ils paieraient la rallonge s'ils estimaient que les révisions étaient correctes.

Le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem avait alors demandé des informations supplémentaires. Dans une lettre adressée au parlement, M. Dijsselbloem, qui a aussi succédé à Jean-Claude Juncker à la tête de l'Eurogroupe, dit avoir reçu de la part d'Eurostat les informations demandées. «Sur base de ces informations, je conclus que le calcul réalisé par la Commission (...) est correct», a-t-il assuré dans cette lettre au parlement. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère des Finances a confirmé: «nous avons dit que nous paierions si les calculs étaient corrects, et le ministre Dijsselbloem a indiqué aujourd'hui qu'ils l'étaient».

Aucune date n'a encore été déterminée pour le paiement qui, en théorie, doit être effectué pour le 1er décembre. Le 7 novembre, les Européens ont accordé aux pays débiteurs un délai de paiement jusqu'en mai 2015, c'est-à-dire après les élections générales au Royaume uni, mais ils n'avaient pas caché leur exaspération face au comportement du Premier ministre britannique David Cameron. Le nouveau calcul prend en compte la révision des chiffres du PIB en Europe, en incluant des activités jusque-là non comptabilisées comme le trafic de drogue et la prostitution.

(L'essentiel/AFP)

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