Six mois après – Les pétitions électroniques en cours d'évaluation

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Six mois aprèsLes pétitions électroniques en cours d'évaluation

LUXEMBOURG – Près de six mois après leur apparition, les pétitions électroniques font l’objet d’une première évaluation de la part des députés de la commission concernée.

Selon Justin Turpel (déi Lénk), les premières améliorations pourraient être décidées rapidement.

Selon Justin Turpel (déi Lénk), les premières améliorations pourraient être décidées rapidement.

Editpress

Les pétitions électroniques fêteront leurs six mois d'existence, le 7 octobre. Le premier texte, publié le 7 avril, concernait les bourses pour les étudiants. Si les députés de la Chambre ont rapidement perçu l’avancée démocratique apportée par ces nouveautés, ils reconnaissent que des améliorations peuvent être apportées.

La commission des pétitions se réunissait ce jeudi pour procéder à un travail d’évaluation du nouveau système de pétitions électroniques. «Il s’agissait de premières discussions, rien n’a encore été décidé», explique Justin Turpel (déi Lénk), vice-président de la commission. Les députés ont établi qu’il était important d’améliorer la plateforme des pétitions, de manière à la rendre plus accessible. «Ça pose notamment des problèmes pour les malvoyants. Mais c’est en fait tout le site de la Chambre qui serait à revoir». Le site, peu attractif, ne met pas spécialement en avant le lien vers la rubrique pétitions. Quant aux textes en eux-mêmes, ils sont écrits en petits caractères, ce qui n’en facilite pas la lecture.

«Nous voulons aller vite»

Les débats entre les députés de la commission ont également porté sur une éventuelle fusion entre les pétitions électroniques et ordinaires. La question s’était posée mi-juin, lorsque des opposants au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels avaient demandé d’ajouter les signatures papier et électroniques, afin d’atteindre le seuil des 4 500 signatures. Mais la Chambre avait refusé. Pouvoir cumuler les deux moyens de pétition «poserait la question des moyens de contrôle et de vérification», assure Roberto Traversini (Déi Gréng), l’autre vice-président de la commission. L’enjeu est notamment d’éviter qu’un même citoyen puisse signer un texte deux fois.

La commission des pétitions poursuivra prochainement ces discussions, en attendant les premières décisions. «Nous voulons aller vite, reprend Justin Turpel. Le sujet pourrait être de nouveau abordé, dès la prochaine réunion, la semaine prochaine».

(jg/L'essentiel)

Les pétitions électroniques en chiffres

En six mois, 104 pétition ont été déposées. Quatre ont obtenu les 4 500 signatures nécessaires pour l'ouverture d'un débat public.

Deux débats ont eu déjà lieu, sur le tram et les bourses étudiantes. Un troisième doit intervenir le 6 octobre sur la protection des animaux.

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