Chute du pétrole – Les prix dégringolent, l'OPEP s'inquiète
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Chute du pétroleLes prix dégringolent, l'OPEP s'inquiète

Le prix du baril de pétrole brut léger américain (WTI) est passé sous la barre des 31 dollars, une première depuis 2003. Le président de l'OPEP veut une réunion extraordinaire.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) est tombé mardi matin sous les 31 dollars, un plus bas de 12 ans, en raison de l'excès d'offre, de l'appréciation du dollar et de la demande morose.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) est tombé mardi matin sous les 31 dollars, un plus bas de 12 ans, en raison de l'excès d'offre, de l'appréciation du dollar et de la demande morose.

AFP

Lors d'une conférence à Abou Dhabi, Emmanuel Ibe Kachikwu, président de l'OPEP ET également ministre d’État nigérian pour les Ressources pétrolières, a estimé nécessaire une réunion extraordinaire du cartel sur les cours, qui ont atteint leur plus bas niveau en 12 ans. «Nous avions dit que si le (prix) atteignait 35 (dollars le baril), nous commencerions à examiner la convocation d'une réunion extraordinaire», a-t-il dit.

Mardi matin, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) est tombé sous les 31 dollars, un plus bas de 12 ans, en raison de l'excès d'offre, de l'appréciation du dollar et de la demande morose. Le baril WTI pour livraison en février reculait mardi matin de 45 cents à 30,96 dollars vers 04h dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne du brut, également pour livraison en février, cédait 47 cents à 31,08 dollars. Le WTI n'avait plus été si bas depuis décembre 2003, le Brent depuis avril 2004.

Réduire la production?

Les cours de l'or noir ont plongé de 10% la semaine dernière alors que les investisseurs s'inquiètent de l'excès d'offre et de la faiblesse de l'économie chinoise, première consommatrice de pétrole. Mais le président de l'OPEP a souligné qu'il fallait encore vérifier la disposition de tous les États membres, parmi lesquels figurent les exportateurs menés par l'Arabie saoudite, qui ont refusé jusqu'ici de réduire la production afin de conserver leurs parts du marché.

«Je n'ai pas encore beaucoup parlé avec les ministres du Pétrole» de l'OPEP, a-t-il dit, reconnaissant que les membres du cartel divergeaient sur la nécessité d'intervenir pour redresser les cours. «Un groupe sent la nécessité d'intervenir. Un autre pense que même si on le fait, on ne représente que 30 à 35% de la réalité du marché» pétrolier, a déclaré le président de l'OPEP. «65% du marché sont hors des mains de l'OPEP et à moins d'avoir ceux qui représentent ces 65% à la table des négociations on ne peut pas changer fondamentalement» la donne du marché, a-t-il reconnu.

(L'essentiel/AFP)

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