Consommation – «Les prix du gaz vont augmenter de 30 à 40%»

Publié

Consommation«Les prix du gaz vont augmenter de 30 à 40%»

Les prix de gros du gaz en Europe vont enregistrer une hausse de 30 à 40% d'ici 2014, dans un contexte de consommation croissante.

Les prix de gros devraient ainsi rejoindre les prix indexés sur le pétrole. (AFP)

Les prix de gros devraient ainsi rejoindre les prix indexés sur le pétrole. (AFP)

L'étude du cabinet A.T. Kearney présentée mardi fait ressortir qu'une période de surabondance de gaz naturel liquéfié (GNL) - liée à la chute de la demande après la crise financière de 2008 et à la mise en exploitation des gaz de schiste aux États-Unis - va prendre fin. «Les prix du gaz vont augmenter de 30 à 40% dans les trois prochaines années sur les marchés de gros» en Europe, a déclaré Laurent Dumarest, responsable du département Energie du bureau parisien de A.T. Kearney, en présentant l'étude à la presse.

Les prix de gros devraient ainsi rejoindre les prix indexés sur le pétrole. «On verra à partir de 2015 sans doute une détente de nouveau sur les prix», a-t-il ajouté. À partir de cette date, compte tenu de ce qui est planifié, il y aura «de nouveau des réserves importantes pour servir les besoins». Mais compte tenu des coûts de production et de transport, le prix plancher du gaz devrait rester autour de 15 euros/MWh entre 2015 et 2020. Cette hausse attendue du prix de gros du gaz aura un impact «essentiellement sur les grands clients et l'industrie», selon l'étude.

La demande va croître de 55% d’ici 2020

Le GNL représente actuellement 9% de la production mondiale de gaz, mais déjà 30% des échanges commerciaux, et «va jouer un rôle de plus en plus critique dans la formation des prix» comme variable d'ajustement de la demande, a souligné M. Dumarest. La demande mondiale de GNL devrait croître de 55% d'ici 2020, selon l'étude.

En Europe, la consommation de gaz va augmenter de 4 à 28% d'ici 2020 alors que la production européenne va diminuer de 45% entre 2011 et 2020, amenant une hausse des importations pour combler cette baisse. Et contrairement aux États-Unis, l'Europe «ne devrait pas connaître de révolution des gaz non conventionnels à court terme», estime l'étude. A.T. Kearney table sur une réduction significative des contrats long terme de gaz indexés au prix du pétrole et l'accroissement parallèle des activités de marché, ce qui demandera aux producteurs de s'adapter à cette évolution.

(L'essentiel Online/AFP)

Ton opinion