Phénomène – Les programmes courts séduisent toujours plus

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PhénomèneLes programmes courts séduisent toujours plus

En lançant «Peps», sa nouvelle minisérie, «TF1» surfe sur la vague du succès de ce format à la mode.

(photo: Christophe Chevalin)

(photo: Christophe Chevalin)

Centré sur la famille, l’éducation et l’école, le prochain programme court commandé par la chaîne de Nonce Paolini aura pour objectif de remplacer par moments son actuelle poule aux œufs d’or, «Nos chers voisins», afin de ne pas l’user trop vite. En misant sur ce format, TF1 ne prend pas de grands risques.

Lancées par France 2 en 1999 avec «Un gars une fille», les miniséries n’ont depuis cessé de séduire les chaînes. «Scènes de ménages» sur M6, «Bref» sur Canal+, «Palmashow» sur D8, toutes ont fait le pari de charmer des millions de téléspectateurs en quelques minutes. «Les programmes courts sont le nouvel eldorado. Il y a une grosse demande pour des productions pas chères qui fassent rire», relève Marc Michaud, de la maison de production Fiction’Air.

Arte très actif

Si les chaînes de la TNT sont particulièrement friandes de ce format, les généralistes ne sont pas en reste. Arte est un gros client. Afin de casser son image d’intello et d’attirer les jeunes, pas moins de trois miniséries vont débarquer ces prochains mois, alors que la saison 2 de «La minute vieille», dans laquelle des femmes âgées racontent des blagues salaces, vient d’être tournée.

Hélène Vayssières, responsable des courts et moyens métrages chez Arte, résume les raisons de cet engouement pour ce type d’émission: «Ce n’est pas pesant, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Il n’y a aucun risque de saturation. Rendez-vous de respiration ludique en temps de crise, les formats courts ont un bel avenir devant eux».

(L'essentiel Online avec Mathilde Jarry/AFP)

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