Les radars peuvent se tromper, le ministère l'admet

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Les radars peuvent se tromper, le ministère l'admet

Le matériel de mesure de la police commettrait des "erreurs de mesure". C'est un rapport officiel cité par Auto Plus qui le dit. Le ministère sous-entend des erreurs... humaines.

L'hebdomadaire Auto Plus révèle, dans son prochain numéro qui paraîtra mardi, un rapport officiel de 2006, qui met en évidence, selon le journal d'importantes "erreurs de mesure" des radars de vitesse fixes ou embarqués. L'Automobile Club d'Alsace demande une enquête officielle et un moratoire sur les amendes et la constatation des infractions routières.

Le ministère de l'Intérieur reconnaît que "si l'angle du radar par rapport à l'axe de la route n'est pas conforme, la vitesse relevée n'est pas exacte". Mais il constate aussi que "si l'angle est exact, les mesures de vitesse sont très précises".

Ce rapport, dont l'hebdomadaire publie quelques passages en fac-similé, a été réalisé par le secrétariat général de l'administration de la police de la préfecture de la zone de défense est (Metz).

Il met en "évidence les erreurs de mesure et leurs conséquences sur le plan juridique engendrées par le mauvais positionnement fréquent des cinémomètres radar fixes et embarqués" et "propose également des solutions techniques pour éviter des contestations sur l'usage de ces appareils".

Ce rapport a été transmis, en juin 2006, selon Auto Plus, à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à la Direction de projet de interministériel pour le contrôle automatisé (DPICA).

Le total des produits des amendes générés par les radars s'est élevé à près de 350 millions d'euros en 2006. A la fin de l'année, 2.000 radars (deux tiers fixes et un tiers mobiles) seront en service sur les routes en France.

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