«Les rares colocations au Luxembourg se font souvent à l'insu des propriétaires»

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«Les rares colocations au Luxembourg se font souvent à l'insu des propriétaires»

LUXEMBOURG - Il semble que les colocations se pratiquent de plus en plus. Un phénomène pourtant ignoré par les experts de l'immobilier.

Les colocataires se heurtent souvent plus au bail de leur appartement qu'au frigo partagé.

Les colocataires se heurtent souvent plus au bail de leur appartement qu'au frigo partagé.

L'essentiel

Rien que sur le site appartager.lu, 312 colocations cherchent un nouveau colocataire actuellement. Chez les jeunes de 20 à 30 ans, la coloc semble une alternative prisée.

Pourtant, les colocataires doivent bien s'organiser car, pour les experts, les vraies colocs n'existent pas au Luxembourg. Tout d'abord, pour une question de bail. Les propriétaires exigent un seul mandataire, affirme Jean-Paul Scheuren, président de la Chambre de l'immobilier. Par conséquent, une association de locataires signe difficilement un bail.

Plusieurs baux pour chaque chambre d'un appartement ne se pratiquent pas non plus. «Les rares colocations ou sous-locations se font souvent à l'insu des propriétaires», constate Georges Krieger, avocat et président de l'Union des propriétaires. «Je conseille à mes clients de s'en méfier s'ils veulent être tranquilles, c'est trop dangereux», prévient-il.

«On ne trouve jamais de responsable pour d'éventuels dégâts». Et les étudiants? «Je verrais plutôt une tendance à privilégier des logements en mauvais état, donc plus abordables», estime Georges Krieger.

Sarah Brock

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