Au Luxembourg – Les recettes fiscales de l'Etat s'effondrent
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Au LuxembourgLes recettes fiscales de l'État s'effondrent

LUXEMBOURG - L'économie luxembourgeoise a été fortement impactée par la crise sanitaire du Covid-19, entraînant un gros manque à gagner pour l'État.

La crise a également eu un impact sur le PIB du Luxembourg, qui s'est nettement contracté au 1er trimestre 2020 de 2,9%.

La crise a également eu un impact sur le PIB du Luxembourg, qui s'est nettement contracté au 1er trimestre 2020 de 2,9%.

Les dépenses de l’État ont augmenté en raison de la crise Covid-19, alors que les recettes se sont, quant à elles, effondrées. À l’issue du premier semestre 2020, l’État a collecté 1,1 milliard d'euros d’impôts de moins que l’année passée, soit un net repli de 12,5%. Tandis que le bilan était déjà légèrement négatif au premier trimestre (-1,8% sur un an), les rentrées ont pleinement encaissé le coup au deuxième (-25%). D'après le Statec, les recettes fiscales ne retrouveront pas les mêmes niveaux en 2020, ni en 2021. L'équilibre ne devrait pas être retrouvé avant 2022.

Les recettes de TVA et les droits d'assises ont été largement touchées. Alors qu'elles avaient progressé de quelque 4% sur un an au premier trimestre, elles se sont effondrées de plus de 35% au deuxième trimestre, en raison du confinement. En effet, les ventes de carburants et tabac ont été réduites en raison des limitations de déplacement des frontaliers. Les recettes ont commencé à se redresser avec la reprise mais le télétravail et les récentes restrictions françaises sur le transport de cigarettes vont les limiter.

Au deuxième trimestre, les impôts perçus sur les ménages ont eux continué à augmenter grâce au dispositif élargi du chômage partiel (+2,6%). La crise a également eu un impact sur le PIB du Luxembourg, qui s'est nettement contracté au premier trimestre 2020 de 2,9%, par rapport au trimestre précédent. Les mesures de confinement ont affecté de nombreux secteurs. Le Statec a insisté sur la production du secteur de la construction qui, suite à la fermeture des chantiers (du 20 mars au 20 avril) a fortement chuté.

(L'essentiel)

Record d'heures chômées

En avril, les heures ouvrées ont baissé de 26% sur un an suite au confinement. Au total, 16,2 millions d'heures ont été chômées en avril (dont 13,6 millions en chômage partiel, le reste était des congés pour raison familiale). Cela concerne 88 400 personnes.

17 000 moratoires accordés

Le recours aux moratoires, des reports de 6 mois maximum sur les remboursements de prêts en cours, a été colossal. 17 000 demandes de moratoires (97% des demandes) ont été acceptées, en date du 19 juin. Ils représentent 3,7 milliards d'euros.

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