Bonne alimentation – Les repas de Noël peuvent-ils être sains?
Publié

Bonne alimentationLes repas de Noël peuvent-ils être sains?

La tendance des consommateurs à réclamer de plus en plus de produits bio et respectueux de certains critères concerne désormais également le traditionnel repas de Noël.

Les produits de Noël, à l'exception du foie gras, disposent de leur équivalent en bio.

Les produits de Noël, à l'exception du foie gras, disposent de leur équivalent en bio.

AFP

Foie gras, huîtres, saumon: les ingrédients traditionnels du repas de Noël français étaient jusqu'à présent sanctuarisés car festifs mais, avec la tendance à consommer plus sain et plus local, passent-ils au prisme du «mieux manger»? Selon une étude de l'institut français Ipsos, 37% des personnes interrogées se déclarent de plus en plus «préoccupés par la dimension éthique de ce repas traditionnel» et 21% des personnes impliquées dans la préparation de ce repas choisissent avant tout des produits respectueux de l'environnement.

«En raison d'une demande de plus en plus forte des consommateurs sur les modes d'élevage et la provenance des aliments, les producteurs n'auront plus d'autre choix que la transparence», relève Wendy Si Hassen, chargée de mission alimentation à l'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie). En cette période de l'année, «on préconise aux consommateurs d'être vigilants et de bien regarder les étiquettes». Chez Labeyrie, qui réalise 75% de ses ventes annuelles de foie gras au moment de Noël, «on observe effectivement depuis deux ans que ces attentes d'aliments plus sains s'expriment de façon plus forte», explique Jacques Trottier, directeur général du groupe.

Une tendance durable

Pour le foie gras, il n'existe pas de bio, puisque la méthode de production, qui passe par le gavage de l'animal, n'est pas conforme au règlement européen sur l'agriculture biologique. La filière porte donc ses efforts sur le bien-être animal. Élevés en plein air, canards et oies ont vu leur phase d'engraissement diminuer de moitié en trente ans pour passer à une dizaine de jours. L'huître, autre star des tablées, n'échappe pas non plus à la tendance du «mieux manger». L'extrême majorité des huîtres vendues le sont toutefois en conventionnel car la certification bio dépend essentiellement de la qualité de l'eau, un facteur que les producteurs ne maîtrisent pas toujours.

Cette volonté de manger plus sain des aliments produits de façon plus respectueuse de l'environnement est durable, selon les industriels. «Il n'y aura pas de retour en arrière» et, même si ces attentes des consommateurs ne sont pas majoritaires en fin d'année, «elles iront crescendo», avance ainsi Jacques Trottier. Du côté de la distribution bio, on tente d'attirer le consommateur avec des produits alternatifs. Ainsi, chez Biocoop, on propose des produits vegan: du «faux gras», 100% végétal, à la place du foie gras ou du «Taramalg», un produit à base d'algues remplaçant le tarama.

(L'essentiel/afp)

Ton opinion