ArcelorMittal – Les repreneurs de l'usine de Dudelange en visite

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ArcelorMittalLes repreneurs de l'usine de Dudelange en visite

LUXEMBOURG - Les repreneurs d'ArcelorMittal à Dudelange ont jusqu'au 7 juillet prochain pour faire leurs offres financières.

ArcelorMittal se refuse à tout commentaire. Trois candidats (NLMK, Salzgitter et SSAB) sont sur les rangs pour reprendre Dudelange.

ArcelorMittal se refuse à tout commentaire. Trois candidats (NLMK, Salzgitter et SSAB) sont sur les rangs pour reprendre Dudelange.

Pour satisfaire les exigences antitrust de Bruxelles, ArcelorMittal, le leader mondial de la sidérurgie, est contraint de céder une partie de ses actifs afin de pouvoir acquérir le sidérurgiste italien Ilva. Outre le site de Dudelange, ArcelorMittal doit également se séparer de sites en Belgique: deux lignes de galvanisation à Flémalle et une usine de fer blanc à Tiller.

«L'usine de Dudelange fait partie du packgage global avec les sites belges», confie Jean-Claude Bernardini, secrétaire central de l'OGBL. Trois repreneurs sont sur les rangs. L'allemand Salzgitter, qui emploie 25 000 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 9,5 milliards d'euros, le suédois SSAB (15 000 salariés et 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires) et le russe NLMK (plus de 60 000 salariés, dont 2 300 en Europe, pour un chiffre d'affaires de près de 7 milliards d'euros). À titre de comparaison, ArcelorMittal emploie 200 000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 57 milliards d'euros.

A priori, les trois repreneurs seraient au Grand-Duché cette semaine pour une visite du site de Dudelange. «Les offres financières doivent être faites pour le 7 juillet», rapporte Jean-Claude Bernardini. Toujours est-il qu'une fois le repreneur désigné par ArcelorMittal, c'est la Commission européenne qui validera le choix. «Nous n'intervenons pas dans la négociation. Au mieux nous pouvons être sollicités par ArcelorMittal pour rencontrer les repreneurs, vanter les mérites du Luxembourg et parler maintien de l'emploi, mais cela s'arrête là», dit le ministère de l'Économie.

(Gaël Padiou/L'essentiel)

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