Nourriture au Luxembourg – Les restaurants scolaires sous surveillance
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Nourriture au LuxembourgLes restaurants scolaires sous surveillance

LUXEMBOURG - Restopolis explique comment sont testés et améliorés les plats proposés par les restaurants collectifs qu’il gère au Luxembourg.

Restopolis refuse les produits surgelés.

Restopolis refuse les produits surgelés.

Editpress/Herve Montaigu

«Il n’y a pas de raison que la nourriture soit mauvaise parce que l’on mange dans une cantine». Monique Ludovicy, directrice de Restopolis, qui gère plus de 50 restaurants et 70 cafétérias scolaires et universitaires dans le pays, explique qu’un suivi régulier est effectué pour chacun des établissements. «Les critères sont stricts, avec des repas équilibrés, des plats de qualité préparés sur place, sans produits surgelés», reprend celle qui «ne veut surtout pas retrouver la cantine de (ses) années étudiantes!».

Pour s’assurer que les consignes soient respectées, l’organisme dépendant du ministère de l’Éducation nationale dispose d’une «équipe assurance-qualité» de six personnes, qui «vient chaque jour dans au moins deux établissements», sans forcément prévenir à l’avance, explique Monique Ludovicy. En plus de la qualité du repas, les inspecteurs vérifient l’accueil, l’hygiène, la présentation des plats, les températures des frigos ou encore la présence des affiches. Les élèves sont régulièrement interrogés, sachant que Restopolis peut aussi avoir des retours des parents d’élèves.

Plats trop cuits ou pas assez frais

Les établissements sont ensuite notés, avec un critère général de satisfaction. «Ces notations incitent les restaurants les moins bien notés à s’améliorer et nous les aidons en cela», détaille la directrice, sachant que le taux de satisfaction varie de 51% à 95%.

Les points le plus souvent décriés concernent la logistique, par exemple lorsque les pauses de midi sont trop courtes et que les élèves arrivent tous en même temps à la cantine, provoquant un embouteillage. Des établissements se voient aussi parfois reprocher des plats trop cuits ou préparés trop longtemps à l’avance. Enfin, la quantité de nourriture préparée a déjà été décriée, lorsqu’il y a du gaspillage ou lorsque les derniers élèves à arriver doivent être rationnés.

Reportage de Jonathan Vaucher pour «L'essentiel Radio»:

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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