D'après une étude – Les robots et la techno peuvent sauver le Japon

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D'après une étudeLes robots et la techno peuvent sauver le Japon

Le Japon, un pays en déclin? Non! Le charismatique patron du groupe de télécommunications SoftBank jure que l'archipel se redressera, mais pas à la force du poignet, grâce aux technologies.

«Le Japon où je suis né, où j'ai grandi, est un pays fantastique. Mais beaucoup de Japonais, particulièrement dans le monde des affaires, ont perdu confiance», s'est attristé mardi le milliardaire d'origine coréenne lors d'une conférence devant un parterre d'hommes d'affaires et de férus de technologies. «Pendant 20-30 ans, le Japon s'est enfoncé, il est passé de la deuxième à la troisième place dans le classement des puissances économiques mondiales et va se faire dépasser par d'autres nations», a rappelé M. Son, avant de jurer ses grands dieux qu'il ne faut pas baisser les bras.

«Il y a des solutions», a martelé M. Son, un patron qui se distingue de nombre de ses homologues parce qu'il ose tenter des coups et prendre d'importants risques financiers. «Je pense que le Japon doit et va absolument se redresser. Pour cela il faut sauver la capacité productive et la main-d’œuvre, car c'est par la multiplication de ces deux éléments que se trouve la compétitivité». La clé, c'est selon lui le «big bang» de l'information, la capacité phénoménale et croissante des puces, des mémoires et la rapidité des réseaux. «Dans ce contexte, la façon de travailler doit changer radicalement», insiste M. Son, qui vante le fait que «chez SoftBank, 100% des salariés ont un smartphone, une tablette et un accès à un service d'information en nuage (cloud), le tout offert par la maison». Et de questionner: «Combien parmi vous peuvent en dire autant? 1%, 2%, 5%, dans le meilleur des cas. C'est mauvais, il faut que ça bouge, c'est la clé fondamentale pour doper la compétitivité».

«Regardez dans l'histoire du Japon: c'est l'adoption rapide des techniques de pointe qui a permis de gagner», a-t-il dit en citant, comme il aime le faire, l'exemple de chefs de guerre de l'époque Edo. Selon lui, grâce à ces nouveaux outils, entre 2009 et 2014, SoftBank est parvenu à plus que doubler la productivité de chacun de ses salariés. «Nous sommes dans le monde des données massives (big data). Dans six ans, 50 milliards d'objets accèderont à Internet», prédit encore M. Son.

(L'essentiel/AFP)

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