Les sangsues, un bon remède

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Les sangsues, un bon remède

Les soins thérapeutiques par les sangsues sont devenus très en vogue en Russie, mais aussi en Occident.

L’actrice américaine Demi Moore a révélé l’an dernier qu’elle avait subi une thérapie aux sangsues en Autriche pour «désintoxiquer» son sang.

L’actrice américaine Demi Moore a révélé l’an dernier qu’elle avait subi une thérapie aux sangsues en Autriche pour «désintoxiquer» son sang.

afp

Natalia Lepiochkina choie comme ses «enfants» de drôles de vers gluants élevés au sang de vache. Au-delà de son aspect peu ragoûtant, la thérapie médicale à l’aide de sangsues est une pratique en vogue en Russie et elle gagne aussi du terrain en Occident.

Après avoir nourri les petites bêtes et les avoir rincées à l’eau fraîche, Mme Lepiochkina les met dans des bocaux en verre. «Elles sont contentes, elles sont rassasiées», dit cette femme qui travaille depuis vingt-cinq ans au Centre médical international de sangsues. Situé à Oudelnaïa, un village à quelques kilomètres au sud-est de Moscou, l’établissement élève aujourd’hui trois millions de sangsues par an et se présente comme le premier producteur mondial en la matière.

En 2004, le gouvernement américain a ainsi approuvé l’usage de sangsues comme méthode médicale. «C’est une forme scientifiquement prouvée de traitement», affirme Guennadi Nikonov, directeur de la ferme. «Les sangsues ont un rôle d’anti-inflammatoire, elles aident à régénérer les tissus, empêchent la formation de caillots et fluidifient le sang», explique Galina Pietrakova, médecin spécialisée dans l’hirudothérapie - autre nom pour désigner la thérapie par les sangsues - dans une clinique de Moscou.

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