Crise ukrainienne – Les séparatistes bientôt visés par des sanctions

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Crise ukrainienneLes séparatistes bientôt visés par des sanctions

L'UE a décidé lundi d'élargir la liste des personnes visées par des sanctions pour leur implication dans le conflit dans l'est de l'Ukraine, pour y ajouter des rebelles séparatistes pro-russes.

Keystone/Vadim Ghirda

Les ministres européens des Affaires étrangères ont demandé au service diplomatique de l'UE de «proposer de nouvelles inscriptions sur la liste des personnes visées par des sanctions, en visant des séparatistes, pour qu'une décision puisse être prise d'ici la fin du mois», a indiqué une source officielle. À ce jour, 119 personnes, des séparatistes comme des responsables russes, sont visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de visa pour l'UE.

Par ailleurs, 23 entités accusées d'apporter un soutien aux séparatistes ont vu leurs avoirs gelés. Aucune information n'a filtré sur l'identité des nouvelles personnalités visées, qui ne sera connue qu'à leur publication au Journal officiel de l'UE. Cette mesure peut sembler légère en pleine escalade du conflit, qui a fait plus de 4 000 morts depuis avril, selon l'ONU. L'UE a par le passé lourdement sanctionné la Russie pour son implication aux côtés des rebelles séparatistes, interdisant notamment à des banques et entreprises du secteur de la défense et du pétrole, dont le géant Rosneft, de se financer en Europe.

Situation insoutenable

Ces sanctions, prises en juillet et septembre, ont contribué aux difficultés de l'économie russe, mais elles n'ont pas infléchi l'attitude du président russe Vladimir Poutine. «Le principal message est qu'il faut maintenir le canal politique ouvert», a expliqué une source diplomatique. «Il faut maintenir le dialogue avec la Russie», a-t-elle ajouté.

La nouvelle chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, «s'est montrée prête à s'engager dans des efforts diplomatiques afin de faire en sorte que le dialogue ait lieu», a assuré une autre source diplomatique, soulignant que «la situation sur le terrain est insoutenable». «Il faut qu'on résolve la crise (...) l'un des facteurs est un dialogue plus intense avec la Russie, il y avait un consensus sur le fait qu'il faut renforcer ce dialogue», a-t-elle continué.

(L'essentiel/AFP)

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