Vaccination – «Les soignants ne sont pas là pour être insultés»

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Vaccination«Les soignants ne sont pas là pour être insultés»

METZ - La directrice du CHR de Metz-Thionville a poussé un coup de gueule contre les personnes qui s'en prennent au personnel soignant, suite à l'imbroglio AstraZeneca en Moselle.

Marie-Odile Saillard, directrice du CHR de Metz-Thionville, a défendu ses équipes.

Marie-Odile Saillard, directrice du CHR de Metz-Thionville, a défendu ses équipes.

AFP/Jean-christophe Verhaegen

L'imbroglio autour du vaccin AstraZeneca, non recommandé en Moselle mais tout de même administré, a entraîné son lot d'incompréhensions. D'abord du côté des médecins, mais aussi parmi les patients.

À ce propos, la directrice générale du CHR de Metz Thionville, Marie-Odile Saillard, a déploré le comportement inadmissible de certaines personnes qui appellent la plateforme CoVax. Avec les interrogations autour du fameux vaccin, les opérateurs ont été débordés d'appels et ont dû répondre à trois fois plus de sollicitations que d'habitude. En plus de gérer l'agacement trop prononcé de plusieurs personnes.

«Certaines ont été très agressives au bout du fil. Les soignants ne sont pas là pour être insultés», a révélé la directrice de l'hôpital évoquant «des gens qui ne réclament ni plus ni moins que des passe-droits». Marie-Odile Saillard «demande aux Mosellans» de faire preuve de patience et de respecter le personnel qui se charge de fournir les informations en ligne.

Pas de restriction au Luxembourg

La situation liée au vaccin AstraZeneca est assez complexe en Moselle, où le variant sud-africain représenterait plus d'un tiers des nouvelles infections. Or, ce vaccin ne serait pas efficace contre cette souche. La Haute autorité de santé française a recommandé de ne pas l'administrer sur le territoire mosellan sans l'interdire pour autant.

Considérant la situation, AstraZeneca ne sera plus injecté au personnel soignant et aux personnes à risque. Des substitutions seront mises en place. Mais les personnes de plus de 55 ans qui ont déjà reçu une première dose recevront tout de même la deuxième dose de ce vaccin.

Au Luxembourg, le variant sud-africain représente environ 18% des contaminations selon le dernier séquençage communiqué, mais aucune restriction n'a été mise en place concernant AstraZeneca.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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