Covid-19 au Luxembourg – Les sources d'infection de plus en plus floues

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Covid-19 au LuxembourgLes sources d'infection de plus en plus floues

LUXEMBOURG - Si l'épidémie de Covid-19 est en net recul, il apparait de plus en plus compliqué d'identifier les sources de contamination au Grand-Duché. Explications.

L'épidémie de Covid-19 semble sous contrôle au Luxembourg.

L'épidémie de Covid-19 semble sous contrôle au Luxembourg.

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Avec l'épidémie qui recule au Luxembourg, les autorités de santé ont paradoxalement de plus en plus de mal à identifier la source de contamination d'une personne qui a contracté le Covid. Selon la dernière rétrospective transmise ce mercredi, la moitié des personnes contaminées n'ont pas pu retracer la source d'infection. Un chiffre qui «augmente sensiblement», reconnaît le ministère de la Santé.

«Les gens savent de moins en moins où ils ont été contaminés. La plupart nous l'indiquaient via le contact tracing, mais c'est moins le cas aujourd'hui. Cela est dû à plusieurs raisons, notamment à la part non négligeable des asymptomatiques. Et puis il y a ceux qui ne veulent pas le dire», explique le ministère à L'essentiel. La diminution de la circulation du virus semble ne pas être étrangère à cette évolution.

Forcément, la multiplication des «clusters» permettait de rapidement savoir où telle ou telle personne avait contracté le virus. Parmi les sources connues, le contexte familial fait comme à l'accoutumée figure de premier foyer d'infection (35,1%) suivi de très loin par les loisirs (5,1%) et les voyages à l’étranger (3,9%).

Le variant indien toujours en hausse

Conséquence de la vaccination, les personnes récemment contaminées sont souvent jeunes. «La tranche d’âge des 15-29 ans a le taux d’incidence le plus élevé avec 80 cas pour 100 000 habitants», note la direction de la Santé. À titre de comparaison, les 75 ans et plus, une population largement vaccinée, a le taux d'incidence le plus bas (9,6 cas pour 100 000 habitants).

Nombre de cas, taux de positivité, prise en charge dans les hôpitaux, eaux usées, la plupart des indicateurs sont à la baisse au Luxembourg. Seul le développement du variant indien constitue un point d'inquiétude. Alors qu'il représentait 7,5% des séquençages la semaine précédente, le fameux variant Delta (B.1.617.2) est désormais répandu à hauteur de 16,3%. Une hausse constante depuis plusieurs semaines au Luxembourg.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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