Etudiants au Luxembourg – Les stages volontaires seront rémunérés

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Étudiants au LuxembourgLes stages volontaires seront rémunérés

LUXEMBOURG – Le ministre du Travail, Nicolas Schmit, a présenté lundi le projet de loi qui encadrera les stages réalisés par les étudiants en entreprise

Nicolas Schmit veut une loi qui encadre les stages, tout en évitant les abus.

Nicolas Schmit veut une loi qui encadre les stages, tout en évitant les abus.

Editpress/Jean-Claude Ernst

Les étudiants y verront bientôt plus clair quant à leurs droits et rétributions en période de stage. L'introduction d'un cadre légal pour les stages étudiants permettra en effet de sortir d'un flou qui perdure depuis plusieurs années, alors même «que les stages sont devenus de plus en plus importants pour les jeunes en formation», dixit le ministre du Travail, Nicolas Schmit (LSAP), qui espère un vote du texte à la Chambre des députés, fin mai ou début juin.

Le projet de loi fait la distinction entre stages conventionnés et stages volontaires. Les premiers font partie intégrante du cursus universitaire. Rien n'obligera donc l'entreprise à rémunérer le stagiaire, sauf si l'établissement d'enseignement supérieur le prévoit. Une bonne chose pour l'ACEL (Association des cercles d'étudiants luxembourgeois), qui ne souhaite pas que la rémunération devienne «une entrave à la recherche de stage».

Des garde-fous

Pour les stages volontaires en revanche, la nouvelle loi prévoit un barème relativement précis au niveau des rétributions. Il s'agit là de stages servant à acquérir une expérience professionnelle. Si la rémunération n'est pas obligatoire en dessous d'un mois, l'employeur devra payer au moins un tiers du salaire minium à l'étudiant si le stage dure entre deux et trois mois (actuellement 666,20 euros par mois). De trois à six mois, cela montera à la moitié du salaire minium (999,30 euros). À noter qu'un stagiaire ne pourra pas travailler plus de six mois auprès du même employeur. La durée totale de tous les stages pratiques ne peut dépasser douze mois sur une période référence de 24 mois. Seront éligibles, les étudiants et ceux qui ont terminé leur cursus depuis un an maximum.

«Des contrôles seront effectués pour s'assurer que le stage ne devienne pas du travail caché. Dans le même temps, le niveau d’indemnisation ne pouvait pas être trop haut, au risque de décourager les entreprises à embaucher des stagiaires», explique Nicolas Schmit. D'autres garde-fous seront mis en place. Ainsi, le nombre total de stages pratiques en cours ne pourra pas dépasser 10% des effectifs dans une entreprise. Les stagiaires bénéficieront également de toutes les dispositions du code du travail en matière de temps de travail, de repos ou encore de congés et de jours fériés.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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