Sitcom luxembourgeoise – «Les stéréotypes sont là pour être détournés!»

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Sitcom luxembourgeoise«Les stéréotypes sont là pour être détournés!»

LUXEMBOURG - Claude Lahr et Marc Limpach ont concocté les scénarios de la sitcom «Weemseesdet». Ils se confient à «L'essentiel Online».

Quelques acteurs de la série.

Quelques acteurs de la série.

L'essentiel

«Avec une sitcom luxembourgeoise comme "Weemseesdet", on ne peut pas tricher, sourit Claude Lahr. Sur un plateau américain, un personnage qui sonne à la porte rentrera par le salon. Mais le Luxembourgeois, lui, a un hall d'entrée dans sa maison». C'est par amitié et par hasard que Claude Lahr et Marc Limpach se sont retrouvés à scénariser la première sitcom du Luxembourg, épaulés par d'autres auteurs.

«"Weemseesdet" raconte le conflit générationnel chez les Wampach. Mais époque oblige, ici ce sont les enfants qui sont conservateurs», s'amuse-t-il. Pour autant comment éviter le cliché? «Même une idée fausse est un fait vrai, dit Marc Limpach. Des stéréotypes sociologiques étaient un bon point de départ à condition de les détourner ou les dénoncer ensuite. C'est pour cela que les Wampach représentent les citoyens-types de ce pays, avec tout ce que cela comporte d'images d'Épinal. Mais dans les épisodes, la véracité de ces images est de plus en plus mise en doute».

Beaucoup de recherches sont nécessaires pour créer les détails sur les modes de vie, la langue des différents personnages. «Souvent, nous les menons sur les blogs Internet... C'est impressionnant ce que les gens dévoilent d’eux-mêmes sur la Toile. En tout cas, c'est bien pour l’inspiration des scénaristes...», approuve Marc Limpach. Et pour l’humour, «nous nous inspirons un peu partout, parfois de notre propre vécu, mais également de choses que nous avons vues ou entendues».

Pour réussir à écrire les 24 épisodes de la sitcom, les deux scénaristes se sont adjoint l’aide d’autres auteurs tels que Guy Helminger. Et chacun d’entre eux laisse un peu de lui-même dans la sitcom. «Si je n’avais pas été là, jamais le père et le fils Wampach n’auraient eu cette discussion politique sur le Yémen, pays où je suis allé», fait remarquer l’intéressé.

Séverine Goffin

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