Coup de mou – Les strip-teaseurs réclament le respect

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Coup de mouLes strip-teaseurs réclament le respect

Les violences verbales et physiques sont dénoncées par des pros de l'effeuillage. Chronique de la misandrie ordinaire.

À en croire les strip-teaseurs, la clientèle âgée de 20 à 30 ans serait la pire.

À en croire les strip-teaseurs, la clientèle âgée de 20 à 30 ans serait la pire.

AFP

«C'est comme si elles libéraient la bête qui dormait en elles». Rowan Cox est bâti comme une statue de dieu grec, ce qui ne l'empêche pas d'être abattu par les assauts de femmes endiablées. Ce Britannique de 26 ans a gagné sa vie (environ entre 300 et 1 000 euros par semaine) pendant un an en se déshabillant sur scène. Il vient d'arrêter cette activité et s'est confié au Sun.

«Souvent, pendant mon show, les spectatrices agrippaient mes fesses nues, tripotaient mon entrejambe ou déchiraient mes vêtements. En même temps, d'autres hurlaient des insanités sur la taille de mon sexe. C'était dur à encaisser». Comme lui, d'autres strip-teaseurs britanniques dénoncent dans la presse et sur le Net la misandrie - soit l'inverse de la misogynie - dont ils se disent victimes. À les en croire, la clientèle âgée de 20 à 30 ans serait la pire. «Surtout celles qui ont trop bu», témoigne un autre effeuilleur.

La semaine passée, le Daily Mail évoquait déjà l'arrestation d'un artiste amateur qui avait giflé une dame parce qu'elle l'avait hué au cours d'une représentation. Les strip-teaseurs réclament le respect. «Si des hommes se conduisaient de la sorte avec nos homologues féminines, ils seraient poursuivis par la justice». Par peur de perdre son emploi, aucun ne porte plainte. Mais la colère monte à l'endroit des responsables des salles qui organisent de telles soirées.

Un monument de New York risque de disparaître. Robert Burck, connu sous le nom du «Cow-boy nu», se produit en slip, stetson, bottes et avec sa guitare sur Times Square. L'artiste âgé de 42 ans, devenu une véritable star, s'est marié jeudi dernier à l'occasion de la Saint-Valentin et pourrait cesser son activité, pourtant prisée par les touristes et les indigènes. Dans les villes occidentales, l'exhibition de la nudité est souvent contraire aux lois relatives à l'ordre public. Le Castro, quartier gay de San Francisco, est une des rares exceptions à cette règle.

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