Santé au Luxembourg – Les syndicats prônent le dialogue sur le CovidCheck

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Santé au LuxembourgLes syndicats prônent le dialogue sur le CovidCheck

LUXEMBOURG – Après avoir lancé un ultimatum au gouvernement sur le CovidCheck en entreprise, les syndicalistes appellent à négocier.

Les entreprises pourront s'adapter, en modifiant par exemple les missions des non-vaccinés.

Les entreprises pourront s'adapter, en modifiant par exemple les missions des non-vaccinés.

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Après les mots forts vient le temps de l’apaisement. Au lendemain d’un «ultimatum au gouvernement» lancé via un communiqué commun dimanche à propos du CovidCheck en entreprise, les syndicalistes appelaient au dialogue lundi. «Nous avons été consultés trop tardivement jusqu’à présent. Nous avons besoin de réponses à des questions sur l’application de la mesure», a lancé Nora Back, présidente de l’OGBL, peu après le vote de la loi. Sur le fond, elle estime que «les droits des travailleurs sont piétinés», tout en affirmant qu’il reste «encore des ouvertures» pour améliorer les choses.

Patrick Dury, président du LCGB, veut «regarder comment la situation évolue» d’ici le 1er novembre, jour de l’entrée en vigueur de la mesure. «Il faut que l’on connaisse les détails. Les tests seront-ils effectués sur le temps de travail? Qui prendra en charge les coûts? Pour l’instant, c’est le flou artistique». Il regrette surtout «que l’on crée des tensions dans la société, avec un clivage entre les vaccinés et les non-vaccinés». «Nous avons jusqu’au 31 octobre pour dire ce qui ne va pas», renchérit Romain Wolff, président de la CGFP. Il prône «le dialogue social» et «suppose qu’il n’y a pas de risque de grève».

«J’ai du mal à comprendre la réaction des syndicats»

«Beaucoup de mesures nouvelles ont d’abord suscité des réactions négatives, avant d’être acceptées», rassure Mars Di Bartolomeo (LSAP), rapporteur du projet de loi. Tout en estimant que «les syndicats sont disposés à coopérer», il rappelle que «le CovidCheck en entreprise reste facultatif et qu’un dialogue est possible pour trouver des solutions pratiques dans chaque société». Josée Lorsché (Déi Gréng) se montre aussi conciliante: «Moi qui suis aussi membre de l’OGBL, je comprends les craintes, il ne faut pas créer de mur entre élus et syndicalistes». Cependant, la députée estime que «la situation fait que nous n’avons pas le choix pour avancer sur la vaccination».

Au sein de la majorité, Gilles Baum est plus perplexe. «J’ai du mal à comprendre la réaction des syndicats. Le régime CovidCheck doit s’étendre, dans le cadre maintenant d’un débat entre les patrons et les représentants des salariés», lance le député libéral. Selon lui, «ceux qui sont vaccinés ne veulent plus subir de restrictions avec les masques etc.».


(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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