Grogne chez Luxair – Les syndicats se disent «prêts à faire la grève»

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Grogne chez LuxairLes syndicats se disent «prêts à faire la grève»

LUXEMBOURG – L’OGBL et le LCGB ne croient plus vraiment, mardi, en une issue favorable dans les négociations avec Luxair. Un mouvement social pourrait débuter à compter du 6 novembre.

Hubert Hollerich, de l'OGBL, estime que la direction «refuse le dialogue social».

Hubert Hollerich, de l'OGBL, estime que la direction «refuse le dialogue social».

Editpress

Le conflit pourrait se durcir à Luxair. Alors que les syndicats OGBL, LCGB et NGL-SNEP organisent ce mardi une réunion d’information avec le personnel de la compagnie aérienne, leurs représentants ne sont pas satisfaits des discussions avec la direction. Celles-ci portent depuis plusieurs mois sur la prolongation de deux conventions collectives, qui arrivent à échéance le 30 septembre.

La direction de Luxair a refusé vendredi dernier de prolonger les textes actuels de 18 mois, comme le demandent les syndicats. «Nous n’avons plus aucun espoir d’aboutir à un accord, car la direction ne fait aucun effort, déplore Hubert Hollerich, secrétaire central de l’OGBL, contacté mardi par L’essentiel. Elle demande des réductions de salaires non seulement pour le personnel nouvellement embauché, mais également pour les salariés déjà en place». Même son de cloche du côté du LCGB, où le secrétaire Aloyse Kapweiler estime que «la coupe dans les salaires est inacceptable. On ne discute pas sur ces bases».

La direction dément envisager des baisses de salaires

Hubert Hollerich et son syndicat préparent d’ores et déjà «un mouvement de grève après le 6 novembre», date de la fin de la médiation menée sous l’égide de l’Office national de conciliation, saisi par les syndicats le 19 juin dernier. D’ici-là, l’OGBL ne devrait pas de nouveau retrouver les responsables de Luxair autour d’une table. «Nous n’avons plus besoin de ces discussions. Cette direction refuse le dialogue social», assure-t-il. De son côté, le LCGB se veut un peu plus mesuré. «La conciliation peut encore jouer, estime Aloyse Kapweiler. Mais ça dépend de Luxair, qui jusqu’à présent a refusé toutes nos propositions». La perspective d’une grève est «envisageable. Tout dépendra de l’évolution de la situation».

Également contactée par L’essentiel, Luxair rejette la responsabilité du blocage des négociations sur les syndicats. «Ils ne veulent rien entendre, hormis une prolongation de l’actuelle convention», selon Claude Olinger, vice-directeur des ressources humaines. La direction «dément formellement» vouloir réduire les salaires des actuels employés. «Nous souhaitons seulement baisser les coûts en introduisant plus de flexibilité. Si ça ne suffit pas, nous envisageons de revoir les conditions d’embauche, et en dernier recours, de plafonner le treizième mois à 6 000 euros».

(jg/L'essentiel)

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