Taxis au Luxembourg – Les taxis en route vers une réforme

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Taxis au LuxembourgLes taxis en route vers une réforme

LUXEMBOURG – Un projet de loi sur les taxis est actuellement discuté en commission. Il devrait être présenté à la Chambre, d’ici la fin de l’année.

Henri Kox estime qu'il ne faut pas libéraliser totalement le secteur des taxis.

Henri Kox estime qu'il ne faut pas libéraliser totalement le secteur des taxis.

Editpress

La future réforme sur les taxis au Luxembourg prend forme peu à peu. La commission du développement durable a une nouvelle fois analysé le projet de loi ce jeudi et a effectué quelques amendements. Les membres se penchaient sur le deuxième avis du Conseil d’État sur le texte.

Celui-ci prévoit notamment la création d’un registre des exploitants et des chauffeurs de taxis, une disposition critiquée au printemps dernier par la Commission nationale pour la protection des données (CNPD). «Mais aujourd’hui, le registre ne fait plus débat, estime Henri Kox, membre de la commission développement durable, interrogé par L’essentiel. Nous avons instauré plus de transparence dans la gestion du fichier, en concertation avec les chauffeurs et les sociétés de taxis».

Lutte contre les taxis pirates

La loi ne prévoira pas une libéralisation complète du secteur. «Nous préférons garder un contrôle sur l’octroi des licences, pour ne pas qu’il y ait trop de taxis qui investissent le marché», reprend Henri Kox. Seulement 20 licences pourront être accordées chaque année, avec un maximum de trois par an et par société de taxis. De plus, le Luxembourg ne pourra pas compter plus de 1,5 taxi pour 1 000 habitants. Il en compte aujourd’hui un peu plus de 500, soit 0,9 pour 1 000 habitants.

Le texte rédigé par les membres de la commission tient aussi compte de l’un des chevaux de bataille des chauffeurs de taxi: la lutte contre les taxis pirates. «Le Luxembourg se dotera enfin d’un instrument efficace contre les chauffeurs sans licence», explique Henri Kox. Les policiers pourront directement dresser des amendes allant jusqu’à 500 euros et même immobiliser le véhicule.

À la Chambre en novembre ou décembre

Le zoning devrait aussi être modifié. L’aéroport et le centre-ville devraient ainsi être situés dans la même zone, ce qui permettra aux chauffeurs de servir des clients aux deux endroits. Actuellement, un taxi accrédité pour l’aéroport ne peut pas prendre de client en ville, même s’il vient d’y déposer un passager.

Le texte devra passer une troisième fois devant le Conseil d’État. «Il devrait être validé, car nous n’avons pas fait de modifications significatives par rapport à la dernière fois», annonce Henri Kox. Le projet de loi devrait finalement être présenté à la Chambre des députés «en novembre ou décembre».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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