Mobilité – Les taxis volants pourraient décoller dès 2023

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MobilitéLes taxis volants pourraient décoller dès 2023

Le transport de proximité par les airs promet de limiter les embouteillages. Mais avant d’assister à des vols commerciaux, des obstacles devront être surmontés.

L’entreprise allemande Volocopter ne travaille pas seulement sur des taxis volants, mais développe également, grâce au «voloport», des hubs pour le trafic aérien.

L’entreprise allemande Volocopter ne travaille pas seulement sur des taxis volants, mais développe également, grâce au «voloport», des hubs pour le trafic aérien.

VoloCopter

Quand les voitures n’avancent plus d’un millimètre, les nerfs des automobilistes sont mis à rude épreuve. Les embouteillages sont une véritable plaie pour les conducteurs. Lequel d’entre eux n’a jamais rêvé de décoller et de s’en échapper par les airs?

Ce qui semble être un rêve pourrait bientôt devenir réalité, du moins en ce qui concerne les services de taxi et le transport de marchandises. Plusieurs entreprises développent actuellement des taxis volants, également appelés eVTOL («electric Vertical Take-off and Landing Aircraft»).

Les villes sont en effet de plus en plus engorgées par les embouteillages. Les personnes qui se déplacent à des fins professionnelles sont toujours davantage confrontées à ce moment improductif. Les managers des grandes villes, comme Hong Kong ou São Paolo, utilisent même l’hélicoptère pour arriver à temps à leurs réunions.

Les premiers taxis volants décolleront en 2023

Mais les hélicoptères sont bruyants et polluants. La «Urban Air Mobility» - l’utilisation commerciale de l’espace aérien urbain - devrait prochainement y remédier. Plusieurs milliards de dollars ont déjà été investis ces dernières années dans des projets de taxis volants et des start-up ont vu le jour dans le monde entier. Elles développent des véhicules volants à propulsion électrique et à décollage vertical.

À l’instar, en Allemagne, de Lilium, qui est actuellement en train de mettre au point un eVTOL de sept places. Le Lilium Jet devrait être mis en service dans un but commercial en 2024 et assurer le transport entre les villes sans émissions.

L’entreprise germano-singapourienne Volocopter a notamment développé le VoloConnect et le VoloCity, un eVTOL biplace à 18 rotors qui vole de manière autonome. Avec ses «voloports», Volocopter veut également créer l’infrastructure appropriée pour le décollage, l’atterrissage et le chargement.

Les grandes entreprises ont également flairé le potentiel de ce secteur. Outre les groupes automobiles Toyota et Hyundai, les constructeurs aéronautiques Boeing et Airbus investissent aussi dans l’avenir des taxis volants. Avec le CityAirbus, Airbus développe un multicoptère qui devrait décoller pour la première fois en 2023.

Selon une étude de Porsche Consulting, environ 23 000 taxis volants devraient assurer un service commercial d’ici 2035. Et le cabinet de conseil Roland Berger annonce 160 000 taxis volants commerciaux en 2050.

Transformation de la surveillance de l’espace aérien

Il reste toutefois des obstacles importants à surmonter. Une étude de l’institut Fraunhofer cite comme défi majeur le développement de l’infrastructure, et notamment la gestion du trafic aérien - une transformation de l’ensemble de la surveillance de cet espace sera nécessaire. Il faudra également élaborer des normes pour les stations de recharge.

Enfin, et surtout, les habitants des villes devront accepter le trafic aérien. Le bruit devrait poser moins de problème que la densité de ce trafic. Les plus critiques craignent déjà que les embouteillages soient tout simplement déplacés de l’asphalte vers les airs.

Pour l’instant, cela ne décourage en tout cas pas les visionnaires du transport par taxi aérien. Des premiers trajets d’essai sont déjà prévus, notamment à Los Angeles, Singapour et Dubaï. Quant aux premiers vols commerciaux, ils devraient commencer au milieu des années 2020.

(L'essentiel/Jan Graber)

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