Attentat à Istanbul – «Les tirs se rapprochaient, alors je l'ai embrassée»

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Attentat à Istanbul«Les tirs se rapprochaient, alors je l'ai embrassée»

Un journaliste américain de retour de voyage de noces a croisé l'un des assaillants de l'aéroport d'Istanbul. Sa femme a été blessée dans l'attentat. Il raconte.

Steven Nabil, journaliste américain, rentrait de voyage de noces quand il a été pris dans l'horreur, mardi soir, à l'aéroport Atatürk d'Istanbul. Il est revenu sur cette expérience cauchemardesque pour ABC News. Lui et son épouse faisaient escale en Turquie avant de s'envoler vers New York. La jeune femme s'était installée à la table d'un café et Steven était monté au troisième étage pour s'acheter une pizza. C'est là qu'il a entendu les premiers coups de feu.

Steven, qui a aussi livré son témoignage sur Twitter, s'est alors précipité au rez-de-chaussée pour rejoindre sa bien-aimée. Mais le café où elle avait pris place était vide «et le terroriste nous tirait dessus», raconte le reporter, qui se souvient s'être retrouvé nez à nez avec l'assaillant alors qu'il «arrosait» la zone de balles.

Caché dans un placard avec sa femme

La femme de Steven a été blessée par une balle. Il l'a portée jusque dans un magasin de l'aéroport, où il s'est caché dans un placard. Ils y sont restés pendant 45 minutes, la peur au ventre. «Nous attendions de savoir qui ouvrirait la porte. Quand les tirs se sont rapprochés, je l'ai enlacée et l'ai embrassée», raconte le journaliste.

Le regard de Steven est ensuite tombé sur une théière remplie d'eau bouillante. Il s'est alors dit que si un terroriste ouvrait la porte, il la lui «balancerait à la figure». La femme de l'Américain, elle, était tétanisée: «Elle pleurait et j'essayais de mettre ma main sur sa bouche pour qu'elle reste silencieuse», explique-t-il. «Nous attendions, terrorisés, pendant qu'il était en train de tirer à l'extérieur du magasin. Nous avons failli ne pas nous en sortir», a confié Steven sur Twitter.

(L'essentiel/joc)

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