Coalition au Luxembourg – Les trois partis ont adopté l'accord de coalition

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Coalition au LuxembourgLes trois partis ont adopté l'accord de coalition

LUXEMBOURG - DP, Déi Gréng et LSAP ont validé le texte signé lundi, pour le nouveau gouvernement. Les débats ont été plus difficiles chez les socialistes.

20181203 ar,Luxembourg,batiment Mansfeld,minist�re des affaires �trang�res, signature de l`accard de la coalition, entre Etienne Schneider,Xavier Bettel,Corine Cahen et F�lix Braz,�Editpress/AlainRischard

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Claude Haagen, le président du LSAP, n'a rien voulu cacher. «Oui, nous avons fait un mauvais résultat aux dernières législatives. Normalement, on aurait dû se retrouver dans l'opposition avec dix sièges. Mais nous avons très vite décidé de reconduire les discussions à trois partis», a-t-il souligné d'emblée.

Après une longue présentation de l'accord de coalition par la tête de liste, Étienne Schneider, la parole était enfin aux militants. Si les Femmes socialistes, par l'intermédiaire de Sylvie Jansa, ont apporté leur soutien à l'accord, les Jeunes socialistes ont été autrement plus offensifs. «Nous n'avons pas de ministères d'avenir. Rien pour défendre nos idées comme le Logement ou l'Éducation. On laisse nos partenaires de coalition, qui seront aussi nos concurrents en 2023, profiter de nos idées. On ne votera pas cet accord et cela dans l'intérêt de l'avenir du LSAP», a fait savoir Max Leners. Des propos rejoignant ceux juste avant de Pascal Hansen. «Il aurait été opportun, en ces temps où les plus modestes ne peuvent plus se loger de se battre pour avoir le portefeuille du logement. Au lieu de ça nous aurons quoi? L'agriculture!», a-t-il ironisé, en ajoutant qu'il attendait des têtes du parti de tirer les leçons de «la défaite du mois d'octobre».

Face à la fronde, les éléphants du parti comme Romain Schneider, Marc Angel, Robert Goebbels ou Jean Asselborn ont dû venir au secours de l'accord en s'exprimant à la tribune pour le sauver. Après plus d'une heure et demie de discussions et 21 interventions à la tribune, le congrès a fini par donner son feu vert à une très large majorité à l'accord de coalition, 13 personnes ont voté contre, 6 se sont abstenues (sur 380 votants). Le conseil général du LSAP a dans la foulée validé la liste des ministres.

Diaporama: Le nouveau gouvernement

Rapide au DP et chez Déi Gréng

Plus tôt dans la soirée, le DP a été le premier parti à approuver l'accord de coalition reconduisant le gouvernement à trois partis. Les débats ont été rapides pour le parti libéral du Premier ministre sortant et formateur Xavier Bettel. En moins d'une petite heure, l'accord a été approuvé à l'unanimité.

Du côté de Déi Gréng, plus de 240 personnes se sont présentées, ce mardi soir, au congrès du parti écologiste, à l’Abbaye de Neumünster, à Luxembourg. En luxembourgeois et avec une traduction assurée en français pour les francophones, Félix Braz, futur vice-Premier ministre, a pris la parole durant plus d’une heure et demie pour défendre, sur un tempo assuré et vigoureux, l’accord conclu avec les libéraux du DP et les socialistes du LSAP.

Régulièrement applaudi et salué à une très large majorité lorsqu’il a rappelé les efforts consentis pour encore améliorer la mobilité et le logement au Grand-Duché, sans oublier de plaider pour la fermeture de la centrale nucléaire de Cattenom et l’interdiction de la chasse au renard, Félix Braz n’a éprouvé aucune difficulté à convaincre des membres de Déi Gréng totalement acquis aux causes défendues et aux arguments énoncés avec conviction. Au final, 217 votes ont été émis lors du congrès du parti Déi Gréng, mardi soir, qui a approuvé l’accord de gouvernement à une très large majorité de 213 voix favorables, 2 blancs et 2 abstentions.

(Patrick Théry/Frédéric Lambert/L'essentiel)

Nicolas Schmit laisse la place

Ancien ministre du Travail, Nicolas Schmit ne siègera pas à la Chambre des députés jeudi. Il cède son mandat à Tess Burton, qui était arrivée juste derrière lui aux législatives dans la circonscription Est. Quant à Nicolas Schmit, il a indiqué à L'essentiel qu'il mènerait la campagne des socialistes aux élections européennes, avant de viser un poste à la Commission.

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